11 décembre 2018

NOTE du 11 décembre 2018

  Quelque lecteur s'étonnera peut-être que dans la confusion actuelle je puisse tranquillement continuer à étudier Héraclite ou Pyrrhon, comme si rien ne se passait dans le pays et dans le monde. Je me suis donné pour règle de m'abstenir, en dépit de la démangeaison qui me prend à de certains moments, à voir la détresse publique, l'injustice et l'incurie générale. A cela deux raisons : la première est que je n'ai aucune qualité particulière à faire valoir et que mon opinion ne vaut ni plus ni moins que celle du premier venu.... [Lire la suite]
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04 octobre 2018

L'UN et la DIFFERENCE : ode à Pyrrhon

  Ebattons-nous ! L'intérêt inestimable de la position pyrrhonienne est de nous libérer de tout souci de savoir, de pouvoir et de prévoir. Les choses vont leur cours, et s'il est nécessaire de pourvoir à l'usage et à la commodité de la vie, la sienne propre et celle des proches, et à l'aventure même celle du corps politique, il n'en résulte nullement qu'il faille être constamment préoccupé, enbesogné, au point de virer à l'atrabiliaire. La tristesse est mauvaise conseillère, et j'en parle d'autant mieux que de nature j'y suis... [Lire la suite]
04 mai 2017

La DICTATURE du UN, et de la paranoïa

  Je ne lis plus guère les philosophes, et les psychologues encore moins. Mon propos n'est pas de m'instruire encore et encore, c'est plutôt de maintenir quelque temps cette matière qui s'en va, de contenir la glisse, autant qu'il est en moi, tout en sachant la cause entendue. J'en sais suffisamment, sur l'essentiel, pour n'avoir plus à courir, à me démener, à tempêter. C'est une douce sérénité, qui ne va pas, toutefois, sans une certaine angoisse, car la période présente est très anxiogène, suscitant de pénibles inquiétudes,... [Lire la suite]
06 janvier 2017

HADES et DIONYSOS : Héraclite

  "Mais c'est bien le même que Hadès et Dionysos... ". Hadès est le dieu des morts, ou le séjour des morts. Déclarer qu'il est le même que Dionysos est d'abord perçu comme une provocation, un renversement proprement stupéfiant, voire hérétique. Dionysos n'est-il pas le symbole de la vie luxuriante, affranchie de toutes normes et tutelles, débordante de vitalité, qui emporte les Ménades, les Bacchants et les Bacchantes dans une ivresse déchaînée, vers les montagnes, les forêts sauvages, pour y célébrer, dans l'ensauvagement, les... [Lire la suite]