13 août 2012

De l' ETRE selon HEIDEGGER

          Je me suis mis en quête, depuis quelque temps, de la lecture que fait Heidegger de ce qu’il appelle l’Etre, et je sombre par moments dans des abysses de perplexité. La notion en elle-même me semble suspecte, tant je me suis mis en demeure de pourchasser en tous lieux la représentation, sous toutes ses formes, désireux par dessus tout d’évacuer tout ce qui dans l’esprit peut faire barrage à l’expérience directe, hors signification, hors langage, hors image et pensée, - du réel. Réintroduire la... [Lire la suite]

03 août 2012

Du PRESENT comme FLUX

            « Le passé tu ne peux le retenir, le présent tu ne peux le garder, le futur tu ne peux le saisir » - Alors comment feras-tu ? Si la pensée est ainsi étranglée, cela n’empêche personne de vivre ! Ce qui démontre une chose, et qui est capitale : la vie se moque du temps, ne se déploie nullement selon nos catégories temporelles. C’est nous qui inventons ces trois concepts : passé, présent, futur. Mais où est le passé, où est le futur ? Nous disons :... [Lire la suite]
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02 août 2012

Un AU DELA de la PHILOSOPHIE ? Bilan critique

        J’ai toujours estimé par devers moi qu’il faudrait un jour quitter la philosophie. Peut -être ce jour est-il venu. Non qu’il faille ne plus penser - c’est impossible - mais il est possible de ne pas diviniser la pensée, de ne pas idéaliser la démarche réflexive, en reconnaissant tout simplement ses limites, et ses dangers. L’illusion constitutive de cette discipline est de croire que par la pensée on puisse accéder à la vérité. Mais la valeur de vérité me semble de plus en plus incertaine, plus encore... [Lire la suite]
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01 août 2012

De la VOIE - et du SPHAIROS : Shin Jin Mei

          « La voie est ronde, en paix, large comme le vaste cosmos, parfaite Sans la moindre notion de demeurer ou de rompre ».   C’est le septième apophtegme du Shin Jin Mei, « Recueil sur la foi en l’esprit » du Maître Sosan, un des fondateurs du Chan, bouddhisme chinois. Ce poème admirable a de quoi provoquer une salutaire stupeur, prélude indispensable à l’éveil. Le lisant, je n’ai pu m’empêcher d’évoquer mes amis les Grecs, en particulier Empédocle. Comment ne pas songer... [Lire la suite]
31 juillet 2012

De la SYNTHESE PSYCHOPHYSIQUE : un modèle

          Entre Terre et Ciel… l’Homme. C’est ainsi que la pensée chinoise traditionnelle situe l’être humain, enraciné dans la tourbe du monde, parmi les « dix mille êtres », mais capable de se rapporter au Ciel, principe de l’ordre universel. Le Ciel donne la loi des changements cosmiques, météorologiques, naturels et sociaux, tant il est vrai que toute chose, sans distinction, relève de l’unique Voie du Tao. Se couler dans cette évolution, se mettre au diapason, si possible coïncider à la... [Lire la suite]
28 juillet 2012

NIRVANA et SAMSARA : de la logique bouddhique k 969

        Quel est le rapport entre la forme et le vide ? Ce n’est pas une identité, ce n’est pas davantage une dualité. Le voir en termes de dualité c’est se condamner à la métaphysique : on verra d’un côté les formes – sensibles, mouvantes, impermanentes -  et de l’autre le vide comme une sorte de substance inversée, plus  « vraie » que l’apparence. Ce serait une forme subtile de platonisme. Le bouddhisme a inventé une forme de logique que nous ne connaissons pas en Occident,... [Lire la suite]

27 juillet 2012

La FORME et le VIDE : Bouddha k 968 (texte remanié)

            Au début les montagnes sont des montagnes : thèse réaliste commune Puis les montagnes ne sont plus des montagnes : perception de la vacuité universelle : la forme est vide Enfin les montagnes sont de nouveau des montagnes : le vide est forme.   C’est l’école du Mahayana qui a formulé le paradoxe central de la pensée bouddhique. La forme est vide, le vide est forme. La première proposition découle assez bien de la théorie, formulée par Bouddha lui-même, de la... [Lire la suite]
25 juillet 2012

K 967 De l'AION : le temps et l'éternité

          Ce sentiment extraordinaire, au petit matin, de se lever avec cette pensée : cela continue, cela continue de saisonner, les choses sont là dans leur duration infinie, et je suis là, moi aussi, à continuer de vivre, de sentir, de penser, de goûter cette liberté si chèrement acquise, conquise de haute lutte ! C’est comme un naufragé, qui se hissant sur le sable du rivage, se découvre neuf et vif, et regardant l’abîme derrière soi, se réjouit doublement de sa délivrance. Voici de belles... [Lire la suite]
24 juillet 2012

K 966 De la METAPHYSIQUE comme NEVROSE : Platon ou Démocrite?

      La métaphysique occidentale, telle qu’elle se développe depuis Platon, serait-elle l’expression d’une colossale névrose ? On peut le soutenir en considérant les ravages du dualisme : éternité et temps, corps et âme, monde sensible et monde intelligible, origine et fin, perte et récupération. Le point nodal se situe dans le choix entre Démocrite et Platon, c’est là que tout se décide, c’est l’embranchement fatal qui a décidé du destin de l’Occident.  Démocrite a construit le modèle d’une physique... [Lire la suite]
27 juin 2012

De l' ESPACE INTERIEUR : RILKE - K 961

        De l’ESPACE INTERIEUR : RILKE   Rilke crée un terme inédit dans lequel il fait sentir l’essentiel de son intuition d’homme-poète, mot polyphonique aux résonnances infinies, et que nous tenterons de rendre à partir de la source d’où il procède : Weltinnenraum. Ce qui, en première lecture donne : espace (Raum), intérieur (innen) du monde (Welt). La difficulté c’est que le terme central, innen (intérieur), peut porter sa détermination aussi bien sur le mot antérieur (Welt), et... [Lire la suite]