Je rêvais l'amour...c'est comme au bord de la mer

    Voir des corps nus ballottés par les vagues

    Qui montent, qui descendent, et de droite et de gauche

    Tournent, versent, tirent en tous sens

    Sans jamais se rejoindre, déportés

    Au gré d'une force plus forte,

    Contrariante, et jamais

    Ils ne goûtent au divin repos.

    Ainsi va la vie,

    Reliant et déchirant, de proche et de lointain,

    En deux sens contraires tirant,   

    Jamais rien ne se sépare tout à fait

    Et jamais rien ne s'abolit dans la fusion.

 

    Je voulais dire l'amour, j'ai dit la guerre

    L'interminable, où s'afflige, se tétanise

    Notre pauvre désir  de résolution.