29 mars 2017

POESIE, ma douleur, mon amour

  Poésie, ô ma douleur ! J'entendais chanter dans ma tête quelques vers à demi oubliés :        "Il est des gens de toutes sortes       Ils n'égalent pas leur destin..." De Guillaume Apollinaire, bien sûr, et je cherchais laborieusement la suite :       "Indécis comme feuilles mortes        Leurs yeux sont des feux mal éteints        Leurs coeurs bougent comme leurs portes". ("Marizibil", dans Alcools) Cela chante... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 15:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

09 mai 2016

DE L' ETRANGETE : Rilke, Elégies à Duino

  "Il est étrange, certes, de ne plus habiter la terre, Ces coutumes à peine apprises de ne plus les suivre, Aux roses, et à d'autres choses prometteuses De ne plus donner le sens d'un devenir humain ; Ce qu'on était dans des mains infiniment anxieuses De ne l'être plus, et même le nom propre De le laisser comme un jouet brisé. Etrange de ne plus désirer plus avant les désirs. Etrange De voir ce qui était en rapport flotter libre dans l'espace. Etre mort est pénible et plein de reprises Jusqu'à ce que l'on sente peu à... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:20 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
13 janvier 2015

DESIR de SAPPHO - poésie 6

    Saisissez le titre du message Insérer :      Police   Taille police                                                                          ... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
16 décembre 2014

CORPS-UNIVERS (fin)

                       15             J'ai traversé le sexe de la Mère           Ce lalyrinthe aux mille bras             Plus de peur           De mystère           Tout secret éventé             Ah qu'importe le temps, la mort           De toutes parts, je suis    ... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 15:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
01 décembre 2014

POURQUOI DES POETES ? L'ART DE LA LANGUE

    La Grèce ne commence vraiment qu'avec Homère. C'est la poésie qui dessine l'espace mental d'une culture naissante, fixe les cadres essentiels de la représentation collective, nomme le monde, les dieux et les héros, qualifie l'existence des hommes, son origine, sa place et sa destination. Tout part de là, et tout se répète, jusque dans les innovations, qui approfondissent plus qu'elles ne renouvellent. Pour les Grecs, même à l'époque tardive, apprendre et réciter Homère constituait l'essentiel de la "paideia",... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:08 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,
26 septembre 2014

VOIX INTERIEURES : méditation

    Dans ces retours inattendus d'impressions anciennes je perçois confusément un appel à ce qui fut - et reste - ma passion secrète, mon rêve obscur et persistant, ma chimère la plus intime, qui fait corps avec mon corps, qui insiste et refuse de se taire : poésie, amour de la nature, de l'art et de la beauté. Car enfin, si je me suis si longtemps fourvoyé, c'est par nécessité, non par goût, sachant de science sûre qu'il me fallait, si je voulais un jour vivre pleinement mon désir, nettoyer d'abord, curer et récurer la... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 13:39 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

22 août 2012

PHILOSOPHIE de la NATURE

            « Si la philosophie accroît en nous le sentiment spontané que nous avons de ne faire qu’un avec la nature, le fortifie en une profonde et paisible contemplation, alors elle m’est bienvenue ». (Goethe) Cette phrase exprime la vérité profonde d’un poète amant de la nature, ou, comme dit Thomas Mann dans son étude sur Goethe et Tolstoï, d’un « fils de la nature », et tout autre chose qu’un philosophe. Dans la modernité naissante, contre les assauts menaçants de la... [Lire la suite]
04 avril 2012

De la PAROLE ORIGINAIRE, et du poème

Trouver le ton juste … Tout est là. Mais cela se peut-il chercher ? Je ne vois ni méthode ni forçage pour y parvenir. Affaire de chance, ou mieux encore, d’inspiration. Cela vient ou ne vient pas. Le travail y est aussi pour beaucoup, mais ne saurait suffire. Il faut s’en remettre au daïmon, se rendre disponible, écouter sa voix, suivre ses injonctions. Toutes affaires cessantes, se faire oreille, capter la musique, la redoubler dans l’exigence du poème. Il est fort étrange, qu’étant si souvent assailli par les voix intérieures,... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
28 mars 2012

La DETRESSE et l' ATTENTE : HOLDERLIN

« En attendant il me paraît souvent Que dormir serait mieux que d’être ainsi sans compagnon Et que de persévérer ainsi ? Et que faire dans l’attente, et que dire Je ne sais ; et à quoi bon des poètes en un temps de détresse ? Mais ils sont, dis-tu, comme les prêtres sacrés de Dionysos, Qui de pays en pays erraient en la Nuit sacrée ». (« Pain et vin », élégie de Hölderlin)              La poésie, en ces temps de barbarie, est une constante... [Lire la suite]
05 octobre 2009

DE la SOUVERAINETE de SOI : le Kairos et le Daïmon

Goethe disait : "Herrschaft über sich selbst". Littéralement : Souveraineté sur soi-même. Comment devenir un seigneur dans la maison de sa propre intimité? Comment devenir capable de règner sur soi-même, en soi-même? Et quelle est cette instance psychique  capable de gouvernance sur les pulsions, désirs et passsions, dans une juste et harmonique régulation intérieure? La réponse ne va pas de soi. Rejetons dès l'abord cette aimable illusion, fort commune, selon laquelle le Moi serait pleinement autonome, ce qui... [Lire la suite]