07 décembre 2017

Leçon de la SOLITUDE

  On craint la solitude, on l'exècre, on la fuit. On court de droite et de gauche, on se divertit de tout et de rien. Nez au vent, à l'affût de la moindre diversion, on s'excite, on se pâme. Mais la solitude revient toujours. Eh quoi, que voulez vous fuir, si ce n'est vous-même ? Puis vient l'heure blême devant le miroir, l'étonnement du temps qui passe, qui ravage, et les rides, et les tourments de l'âme. Quoi ! Encore une journée, une année de passée, et moi, que vais-je devenir si tout s'en va, et moi de même ? Quel recours... [Lire la suite]
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20 septembre 2017

Du GRAND AUTRE (2) - Le détournement catégorique

  Nous possédons deux versions du poème "Vocation du poète". La première conclut en disant : " Il n'est pas besoin d'honneurs ni d'armes, tant que Dieu nous reste proche". La seconde : "L'homme (...)  n'a point besoin d'armes ni ruses, avant que l'aide le défaut de Dieu". Revirement spectaculaire. Que s'est-il passé dans l'esprit de Hölderlin, qui puisse éclairer ce revirement ? Le Dieu qui était proche, celui de la tradition protestante, de la philosophie occidentale, ce Dieu s'est éloigné, s'est, selon ses termes,... [Lire la suite]
26 juillet 2016

LA PEUR et l'ANGOISSE

  On distingue la peur de l'angoisse par la référence à l'objet. La peur est déclenchée par un objet réellement présent et menaçant : un précipice, un animal furieux. L'angoisse nous trouble d'autant que l'objet est invisible, hors perception. Quelque chose menace, dont je ne sais rien, et si les affects sont bien réels et constatables, l'objet, s'il existe, se dérobe à l'analyse. Ce qui fait que l'angoisse est à la fois réelle et irréelle, ce qui contribue encore à intensifier le trouble. Mais ce n'est peut-être là qu'une... [Lire la suite]
28 janvier 2015

ECARTELEMENTS VIII - L'ORIENT DU COEUR

                    L’ORIENT DU CŒUR       Gorge en feu Ma gorge se serre Ma gorge c’est la gorge de ma mère Angoisse, angine, et bleu de méthylène Sa diphtérie a duré dix mille ans J’entends un air très ancien, nostalgique et envoûtant, Malbrouck s’en va en guerre Ne sait quand reviendra Malbrouck ne revient  pas.   Père, mon père, pourquoi m’as-tu abandonné ? Dans ma chambre sous le grenier Je murmure un air très ancien, à demi... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 09:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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