09 septembre 2017

DE L' EXISTENCE : les deux registres

  Je vois deux manières de considérer l'existence, ou si l'on veut, selon deux registres qui ne s'excluent pas, qui peuvent se superposer.  La première, commune, naturelle, inévitable, c'est de situer l'existence personnelle dans le champ général de la socialité : dès l'enfance nous voici immergés dans le langage qui nous préexiste et qui va modeler notre perception et notre rapport aux autres, dans l'ordre symbolique dont nous apprenons jour apès jour la contrainte façonnante, dans un modus communautaire de sentir, de... [Lire la suite]

19 juillet 2017

POURQUOI ECRIRE ? - anatomie d' un destin

    Regard rétrospectif : une longue existence accordée plus ou moins à l'exercice philosophique, mais travaillée plus encore, plus profondément, par l'amour de la poésie, et le désir tenace d'écrire une oeuvre de valeur. Aujourd'hui, la septentaine bien entamée, je me demande quel aura été le motif dominant de ma vie. Qu'est-ce qui vous pousse, vous motive, vous permet de traverser les épreuves en conservant l'énergie nécessaire, le désir de continuer, de parfaire, d'accomplir ? Je remarque, chez beaucoup d'auteurs, une... [Lire la suite]
26 août 2015

De la FAILLE ... TABLE DES MATIERES

       DE LA FAILLE et DE LA VERITE                                                                                                    PHILOSOPHER dans le VORTEX         TABLE      Prélude CHAPITRE 1 : De... [Lire la suite]
09 janvier 2014

TRAITE DE RESISTANCE

    Comment résister au Moloch? C'est la vraie question de notre temps. Mais le Moloch, c'est quoi? Un lecteur de ce blog ne se pose pas cette question, il sait d'emblée de quoi il s'agit.  Face à un tel adversaire que peut-on faire? Sûrement pas se battre avec les armes dont il a la parfaite maîtrise. Alors quoi? Il n' y a qu'une manière de résister, c'est d'exister. Exister c'est se tenir dehors, en dehors : ex-sistere. Plus exactement encore, suivre sa propre voie, naturellement, nativement, naïvement, selon sa... [Lire la suite]
03 juin 2009

D' UNE MORT PLUS LEGERE

Comment vivre sereinement en se sachant mortel? J'estime qu'il faudrait parvenir à une sorte d'oubli de la question, dans la naïve et quotidienne jouissance du vivre. Après tout un problème n'est vraiment résolu que lorsqu'il a entièrement disparu de notre esprit. Comment parvenir à cette saine négligence vitale, à cette distanciation paisible, à ce nonchaloir? Non pas déni psychotique ("je suis immortel comme les dieux)" ni refus de penser, mais dépassement de la question : trouver, ici comme ailleurs, le juste... [Lire la suite]