29 avril 2016

OEDIPE à COLONE

  C'est au rythme de la marche que parfois surgit une phrase, venue on ne sait d'où, et qui se scande comme un vers :   "Moi, je ne suis sûr de rien, mais moi   J'ai un creux dans le coeur de mon coeur". Jamais, si j'avais cherché et voulu, je n'aurais pu trouver ce "un creux dans le coeur de mon coeur". C'est le cadeau du dieu, et pour faire amende honorable, il faudrait poursuivre, faire un vrai poème. Mais, en même temps, une sorte de pudeur m'arrête ici : je ne saurais, de moi-même, faire aussi bien. Laissons... [Lire la suite]
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02 avril 2015

OEDIPE à COLONE (III) - le temps, la vieillesse, la mort

    C'est à Kolônos (Colone), aux portes d'Athènes, que naquit Sophocle en -495. C'est ici que mourra Oedipe, dans la pièce du même nom. Sophocle écrit cette pièce, semble-t-il, peu avant sa propre mort, en -405. La pièce ne sera donnée en public qu'en -401. Il est permis de considérer "Oedipe à Colone" comme un testament littéraire et philosophique, un ultime message  : un vieil homme, à la veille de la mort, dépeint les ultimes actes et pensées d'un autre vieil homme qui s'engage résolument au delà "des portes... [Lire la suite]
31 mars 2015

OEDIPE à COLONE : destin et destination

  Après une longue errance, accompagné de la tendre sollicitude de sa fille Antigone, Oedipe se présente aux portes d'Athènes, destination finale, prescrite par Apollon, d'une existence contrastée, qui l'a fait basculer des mirages du pouvoir à la déréliction absolue. Il ne sait pas qu'il vient de transgresser l'interdit - une fois de plus - qui protège l'accès au bosquet voué aux Euménides, ces farouches déesses du destin : le peuple des citoyens du lieu menacent de l'expulser par la force, n'était la sage parole d'Antigone qui... [Lire la suite]
18 mars 2015

HELLENIQUES - Poésie 16 - (1à3)

    HELLENIQUES : POESIE  17      HELLENIQUES - POESIE 16     ORPHEE   Si nous sommes tous morts en Eurydice C'est en Orphée que nous vivons enfin L'âme perdue en rose se métamorphose Et le désir se transmue en destin.     HERACLITE   On l'appelle Héraclite l'Obscur. Mais son obscurité a les tranchants étincelants de la lumière, entame nue, déchirante. L'obscurité n'est qu'un terme commode pour dissimuler notre faiblesse de regard. L'évidence est trop... [Lire la suite]
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31 juillet 2009

OEDIPE, héros de la CONNAISSANCE IMPOSSIBLE

L'effroyable est en moi, tout au fond, qui m'afflige et me tire Incessamment vers le séjour funeste du dieu mort Où roule la voix éructée d'une impensable absence Je me détourne, je fuis, je cours les allées de  la ville Mais le détour encore, et l'évasion me ramènent, m'enchaînent La roue tourne toujours, et je tourne, et je tourne avec elle Sans comprendre jamais l' énigme dont les termes m'obsèdent Et qui emportera mon âme inapaisée dans les flots du Tartare. NOTE : ce n'est pas là une traduction... [Lire la suite]