20 août 2012

Du "IL Y A": HEIDEGGER ET BOUDDHA

      On me demande parfois : « Mais pourquoi diable écrivez-vous au lieu de vous estoubir plaisamment dans les facilités de la retraite ? » Que dire ? Je n’en connais nullement les raisons qui se perdent dans les abysses d’une causalité impénétrable. Mais je connais les effets. Entre autre chose : l’écrit libère la pensée, dans l’acte d’écrire lui-même, en ce qu’il établit de manière sûre les occurrences et les résultats, et pour la suite. Ce qui est fait n’est plus à faire, on retrouve... [Lire la suite]

15 août 2012

De l' EXPERIENCE de l' ETRE : HEIDEGGER (3)

          Nous sommes inévitablement immergés dans la présence omni-englobante de l’étant. Tout un chacun s’affaire, se préoccupe, pense, agit dans la sphère commune, déterminée par les représentations communes, dans l’espace mental de notre modernité. Cet agir est perçu comme légitime, voire nécessaire selon les valeurs en usage. Mais c’est aussi une forme subtile d’aliénation : on prend pour vrai ce qui est posé comme tel par la communauté sans s’inquiéter outre mesure des fondements, des raisons,... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 13:07 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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14 août 2012

De l 'ETRE selon HEIDEGGER (2)

            « Esti gar einai » : car il y a de l’être ; ou : car être est  - et ne peut pas ne pas être. Cette formule de Parménide résonne  comme une énigme du fond de notre Antiquité, et donne indéfiniment à moudre et à gloser. Mais, dans la perspective ouverte par Heidegger on peut entendre par être soit l’être de l’étant, soit l’Etre comme tel. J’avoue, en mes années d’apprentissage, avoir manqué de jugement et cru qu’il s’agissait tout bonnement de l’étant, et... [Lire la suite]
14 mars 2011

De l' ETRE - et de la NATURE

La pensée grecque nous a légué ce redoutable poison de l'Etre, mais aussi le remède qui sauve. L'Etre fut l'obsession de Parménide puis de Platon, qui voulaient tous deux fonder la connaissance sur un socle sûr et immuable, et qui en vinrent de la sorte à déprécier le monde sensible, jugé trop mouvant, trop insaisissable, affecté de tous les maux de la relativité et de la subjectivité. Il en résulta cette terrible dichotomie du sensible et de l'intelligible, cette séparation absurde de l'âme et du corps, cette dévitalisation du monde... [Lire la suite]