Voici trois petits poèmes, écrits il y a cinq ans, qui me semblent une réponse adéquate aux événements du jour, tout en dépassant de loin l'actualité vers une éthique de la joie lucide. 

 

 

                    I

 

A nous de nous tenir dans l'éclaircie

Du vide. Apre vertu

Vertu du coeur.

 

 

                    II

 

 

Très loin de quelque dieu qui nous fourbît

Armes et parangons, tenons fière stature

De n'être que nous-mêmes. Nous saurons

Vivre de rien et mourir insoumis.

 

                      III

Les hommes sont comme feuilles

Le temps immense fait la roue

Il faut vivre debout!