24 octobre 2018

PARADOXE du DIRE

    Le matin quelquefois m'apporte ses chances et ses incertitudes. C'est presque plus que je n'en peux supporter. Un vide saisissant, comme si le vide avait émigré à la surface des choses. J'en suis presque tétanisé, comme figé dans la mutité. Je mesure combien les mots et tout l'arsenal de la pensée nous écartent de la sensation vraie : j'en titube presque. Est-il encore bien nécessaire d'écrire ? Je comprends mieux pourquoi Pyrrhon n'a rien écrit, ni Bouddha. Sans doute ont-ils voulu éviter de figer quoi que ce soit :... [Lire la suite]