Le TOMBEAU de STEPHANE MALLARME : pastiche mallarméen
Le TOMBEAU de STEPHANE MALLARME
Loin du bétail bêlant qui aux Normes se range
Il consigne en secret le vertige si beau
De dire le silence au secret d'un tombeau
Que nul affairement futile ne dérange
A la beauté du Pur il a voué l'étrange
Obstination sans cause à polir le joyau
De la fleur qui s'absente en un parfum nouveau
Tel qu' en lui-même enfin le Poète se change
Que l'absence insondable et le vide lui-même
Se figent dans l'écrin d'un invisible appeau
Où se mire à jamais le néant du poème ;
Et si l'être nous tient dans son fatal cerceau,
De la sublime évanescence je sois digne
Et tel que la blancheur ineffable du cygne!