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LE JARDIN PHILOSOPHE : blog philo-poiétique de Guy Karl
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LE JARDIN PHILOSOPHE : blog philo-poiétique de Guy Karl
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31 octobre 2011

LA FEMME - selon LOU ANDREAS SALOME

"La grandeur de la femme réside dans l'absence d'ambition. Elle est un organisme fermé sur lui-même qui jouit en lui-même du bonheur d'exister". (Lettre de Lou Andréas Salomé, citée par le Pseudo-Botul p.46 de "Nietzsche et le démon de midi").

Comme je ne dispose pas du moyen de vérifier l'exactitude de cette citation, et que je sais le prétendu Botul un farceur de première - encore que ses références soient en général dignes de confiance - je considererai ces deux phrases comme expressives de la vérité subjective de Lou Andréas Salomé - quitte à m'attirer les foudres féministes, lesquelles devraient, en toute justice, vilipender l'auteuse de cette troublante citation. Quant à moi je ne serai ici que le malicieux transmetteur. Pour le contenu je me déclare incompétent.

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Commentaires
S
Belle,intelligente, libre et déterminée elle n'avait que l'embarras du choix, et quel choix ! Ni plus ni moins que celui du poète René Maria Rilke !
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D
Ne pas devenir l'amant de Lou ? C'est vite dit et pas aussi évident que ça ! Le mari ? ça c'est réglé, Friedrich en sait quelque chose.
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G
Qui n'admirerait en effet, s'il est homme de goût, cette femme exceptionnelle - tout en souhaitant ne pas en devenir l'amant, et le mari moins encore!
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S
Cher GK, il est toujours quelque peu délicat pour ma part de commenter une phrase d’une auteure : Lou Andréas Salomé ici en l’occurrence, sans connaître précisément l’économie de son contexte initial.. Pour autant, je veux bien m'y risquer.<br /> De fait, « l’ambition »dont il est fait mention, comme principe ou moteur de mon existence n’est pas me semble t-il, ce qu’il y a de plus glorieux ou de plus souhaitable pour mener une existence sereine. En effet, qu’ambitionnons nous sinon le désir brûlant d’obtenir des biens qui peuvent flatter notre AMOUR PROPRE. Convenez en, nous n’avons là que pure dépendance et esclavage en vérité !<br /> Point admirablement développé d’ailleurs par l’auteur de l’Emile: « l'amour-propre, qui se compare, n'est jamais content et ne saurait l'être, les passions haineuses et irascibles naissent de l'amour propre’ tandis que « l'amour de soi, qui ne regarde qu'à nous, est content quand nos vrais besoins sont satisfaits. <br /> Quant à la notion « d’organisme fermé » petit écrin de l'amour de soi, il n’est pas le lieu de mon affaiblissement,d’empêchement ou d’absence d’expression de mon libre arbitre mais plutôt celui de l’affirmation de mon autonomie, de ma volonté de puissance, de mon autogestion autocentrée. <br /> N’est-ce pas d'ailleurs la même personne qui écrira ceci : « Je ne puis vivre selon un idéal (forme d’ambition,et c’est moi qui le précise), mais je puis vivre certainement ma propre vie. En agissant ainsi, je ne représente aucun principe mais quelque chose qui est tout chaud de vie et plein d’allégresse. Et si c’était là cher GK tout simplement la véritable expression de ma liberté ?<br /> <br /> Merci à Lou Andréas Salomé, une femme avide de liberté, éternelle égérie d’une émancipation féminine..
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D
Curieuse définition d'une sagesse close se tenant apparemment à distance de celle de la "bonne femme" à la seule condition que l'absence d'ambition ne fasse pas l'objet d'un ressentiment dont les conséquences se déploieraient sur le terrain de la domesticité, dans l'espace investi de la clôture, espace de la jouissance. <br /> La femme, telle que Lou en parle est-elle une femme ou une "bonne femme" ?<br /> <br /> D'où parle Lou Andréas Salomé ?<br /> <br /> Si Lou parle d'elle même en tant que femme, alors il va de soi que ce bonheur auto-centré d'exister a quelque chose d'exquis et même de divin. On ne serait pas très loin des dieux d'Epicure, ce qui est, reconnaissons-le, un haut motif de réjouissance. Sinon, prudence quant à la nature de cet organisme fermé sur lui-même. <br /> Peut-être Frédéric Pagès, que je salue vivement au passage, et l'incontournable Jean-Baptiste (Botul) pourront-ils nous en dire plus là-dessus.<br /> <br /> Amicalement
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