Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
LE JARDIN PHILOSOPHE : blog philo-poiétique de Guy Karl
Publicité
LE JARDIN PHILOSOPHE : blog philo-poiétique de Guy Karl
Archives
Visiteurs
Depuis la création 1 094 940
13 septembre 2017

SUSPENSION : fantaisie

 

Après tant de semaines maussades l'été indien vient s'installer sur son trône d'or pâle. Les feuilles, encore bien vertes et fraîches, captent et renvoient la lumière, tout est calme, comme suspendu dans un temps arrêté. On aimerait que de telles journées durent toujours.

Temps propice à la rêverie, à la poésie, à la fainéantise heureuse. Suspension de la pensée. La nature, dans sa prodigalité, suffit à tout, si le corps trouve de quoi se sustenter, si l'âme se détourne de ses tourmeànts pour s'ouvrir à l'immense. Un bonheur est possible, voilà ce que dit l'arbre, ce que chante l'oiseau.

Rares, précieux, ces moments, si vite emportés, ces moments où l'on se dit avec le poète : tout est là, calme et tranquille. 

"Et moi je ne suis rien..." - Oh, pas tout à fait rien, mais si peu, juste ce petit quelque chose qui perçoit la lumière, qui s'enchante de la lumière, écoutant le merle dans le feuillage. Et je ne puis empêcher que des images belles et lentes s'élèvent dans ma mémoire, des golfes de Méditerranée, des voiles blanches sur la mer, des odyssées céruléennes. Je suis ici, je suis ailleurs, et les images se rencontrent, se superposent, se culbutent joyeusement, enfants du présent, enfants du songe, enfants de toujours.

Un petit oiseau vert vient se mêler aux feuiiles vertes, se balance un instant, fouillis de verts entremêlès, brêve barcarole mélodique, déjà il s'est envolé...Et le chant reprend ailleurs, quelque part dans l'avalanche immobile des feuilles. 

Tout doux, mon âme, comme savent les enfants, il faut réapprendre à fainéanter...

Publicité
Commentaires
S
Splendide cher Guy ! Oui tes mots sont délicieux. <br /> <br /> <br /> <br /> Le poète est semblable au prince des nuées qui sème dans les jardins de l’âme et du cœur des fleurs aux parfums inédits. Pour ma part, fraiches réminiscences que celles d’un merle et de sa petite compagne qui cueillaient tantôt dans mon jardin sur mes pieds de vignes le vert élixir d’une petite sphère sucrée, tandis qu’un atomiste démocritéen ramassait le raisin pour en faire bombance.<br /> <br /> <br /> <br /> Ces plaisirs simples sont ceux-là mêmes qui nous rappellent comme il est bon de savoir voir, de savoir sentir …d’être et de se tenir dans le voyage de la sensation.<br /> <br /> <br /> <br /> Merci pour cette si belle prose.
Répondre
Newsletter
152 abonnés
Publicité
Derniers commentaires
Publicité
Publicité
Publicité