27 avril 2017

"La GUERRE des OS" - De l'origine de l'homme.

  "La guerre des os" - cette expression plaisante qualifie depuis peu, ce crois-je, les querelles scientifiques et théoriques des paléoanthropologues, lesquels, à la faveur d'une trouvaille imprévue, comme de nouveaux ossements péniblement déterrés en Afrique, en Chine ou en Australie, procèdent à un pénultième changement de datation, recyclant de larges périodes, de vastes considérations sur le passé de notre espèce. Hier on tenait la belle Lucy, noble jeune dame de trois millions d'années, pour notre éminente ancêtre, et voilà... [Lire la suite]

24 avril 2017

VITA CONTEMPLATIVA : méditation

  Plaisir de printemps. Les feuilles du square ont poussé joliment, découpent le bleu du ciel qui vibre, comme irréel, ouvrant sur l'infini. Quelques rares passants passent. Tout est calme, c'est la vie tranquille d'une modeste ville du Sud. Depuis quelques jours je suis comme suspendu dans un temps arrêté. Après bien des agitations, cette bonace est la bien-venue. Il faut que j'apprenne à composer avec le calme. Je m'aperçois que c'est plus difficile qu'on ne pense. On croit que l'on ne vit que d'espérer, de désirer, de... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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09 juillet 2016

AION et CHRONOS : que choisir ?

  Notre philosophie présente, ou ce qui en tient lieu, s'obnubile sur la question de l'homme, de la société, de la gestion économique et politique : anthropocentrisme et anthropocène, ce dernier terme, tout récent, définissant le surgissement d'une nouvelle ère géologique dans laquelle l'humanité, avec ses innombrables interventions technologiques, agit sur le milieu naturel comme un acteur à part entière, modifiant progressivement les équilibres et créant un monde inédit, mi-naturel mi-artificiel dont nous voyons déjà les... [Lire la suite]
27 avril 2015

IMMANENCE et VIE CONTEMPLATIVE: Schopenhauer

  Vita contemplativa sans transcendance Dans le "Gai Savoir" Nietzsche annonce avec fracas la mort de dieu. Chez Schopenhauer, bien des années plus tôt, Dieu a discrètement, mais effectivement quitté la scène : nulle  référence au grand absent, qui a laissé vide, définitivement, la place de la transcendance. A-théisme, non sous la forme revendicative et ressentimenteuse des "laïcs", mais le plus tranquillement du monde, un détournement sans pathos, un aller-ailleurs. Pendant que Hegel s'échine à travailler à la... [Lire la suite]