16 janvier 2017

DU TOUT ILLIMITE : EPICURE

  Voici quelques propositions simples : Epicure, Lettre à Hérodote, 38, 39. "Rien ne naît du non-être. Rien ne retourne au non-être. Ainsi le tout était toujours tel qu'il est maintenant et il sera toujours tel : car il n' y a rien en quoi il change, puisqu'en dehors du tout il n'est rien en quoi, s'il y pénètre, il puisse se transformer."   Pour comprendre correctement ces propositions il faut bien voir qu'elles portent sur le tout en tant que tout, et non sur les formes internes qu'il recèle. C'est le tout qui ne... [Lire la suite]

13 décembre 2016

CONTRE le SORTILEGE de l'UN

  Mon adversaire philosophique personnel, celui que je combattrai jusqu'au dernier jour de ma vie, c'est le fétichisme de l'Un. De là viennent tous les maux du monde : Un dieu, Un Etat, Une Vérité, et tant qu'à faire, Un seul sexe, universel et omnipotent. Cela est bien ridicule, et contraire à la première observation venue qui n ous montre partout la diversité insommable, la contrariété, le multiple "ondoyant et divers" - en précisant que dans l'ancienne langue "divers" signifie moins la multiplicité pure que la contrariété :... [Lire la suite]
12 juin 2015

L' UN et l' AUTRE

L’UN et l’ AUTRE     Peut-être faut-il penser l’Un comme la structure fondamentale du mythe : mythe de l’amour, exemplairement décrit par Platon dans le Banquet, comme effort désespéré de reconstruire l’unité perdue en se collant à la part manquante, de récupérer cet autre qui nous aurait été soustrait par la malignité des dieux. Mythe politique : constituer une société homogène où les divers composants se fondraient en une harmonie supérieure, effaçant les singularités de classe, d’origine, d’intérêts, de... [Lire la suite]
10 juin 2015

La PLUIE des ATOMES et la DECLINAISON : Lucrèce

  Après le modèle "quantique" esquissé dans l'article précédent, voici un second modèle, exposé par Lucrèce lui-même, singulièrement, quelques lignes plus loin, ce qui est pour le moins troublant : s'agit-il de deux modèles différents, ou bien l'un est-il un cas particulier de l'autre, comment savoir ? Mais revenons au texte. C'est la présentation canonique de la déclinaison (II, 214 à 221) : "Dans la chute qui les emporte, en vertu de leur poids Tout droit à travers le vide, en un temps indécis, En des lieux indécis, les... [Lire la suite]
08 juin 2015

Du CHAOS et de la NAISSANCE : LUCRECE

  LUCRECE, chant V, 423 à 427   "Les innombrables principes des choses, d'innombrables manières, Ebranlés par les chocs, emportés par leur poids, Depuis un temps infini n'ont cessé de se mouvoir De s'unir en tous sens, de tenter toutes les créations Que leurs combinaisons étaient capables de former"   Et plus loin : 436 à 439 "C'était une tempête nouvelle, une masse inouïe D'atomes de toutes sortes dont la discorde confondait Les distances, trajets, liaisons, poids et chocs, Mouvements et rencontre en une... [Lire la suite]
08 décembre 2009

ODE pour APOLLON

De tous les dieux Apollon c'est toi que je préfère Et Artémis ta soeur jumelle Chasseresse, enfanteresse Eternellement chaste et jusque dans l'amour Fidèle au jour qui t'enfanta! Je n'ai plus souvenir de tout ce que je sais J'ai oublié tout ce que j'ai appris Je ne suis plus que ce regard ébloui qui se délivre Dans le regard immense, infiniment ouvert Multiple, excentrique du dieu Qui a nom Univers.
Posté par GUY KARL à 17:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
10 mai 2009

DU FONDEMENT ABSOLU

A y réfléchir de plus près je crois avoir trouvé le fondement absolu, non seulement pour ma propre subjectivité, mais celui de toutes choses. Ce n'est pas le Grand Autre, ni Dieu, ni le Grand Brahman, ni l'ordre symbolique, toujours relatif et chancelant, bien qu'indispensable, ni évidemment le Moi qui ne fonde que le délire, ni un quelconque dogme en usage ou mésusage parmi les hommes. C'est si simple que je rougis d'avoir eu tant de mal à le trouver. Le fondement c'est la "somme de toutes les sommes" (summa summarum de... [Lire la suite]