25 juillet 2017

Du RAPPORT à la NATURE : "La maison du berger" de VIGNY

    Dans "La maison du berger" Vigny expose ses sentiments à l'égard de la nature, ambigüs, hésitant entre le sublime de beauté et le sublime de terreur. Au début de ce vaste poème symphonique il invite Eva à quitter l'esclavage des villes pour gagner "les grands bois et les champs". Suit une strophe extraordinaire, d'une beauté et d'une musicalité absolues, que je ne peux que citer en entier :                  La Nature t'attend dans un silence austère      ... [Lire la suite]

29 novembre 2016

Du VERTIGE : 29 novembre 2106

  Dans mes rêveries il m'arrive parfois de me retrouver au bord d'un précipice, ou d'une muraille qui donne vertigineusement sur le vide. A chaque fois je suis saisi d'effroi, je fais un brusque mouvement en arrière, très réel dans tout le corps, alors que je suis tout du long allongé sur un fauteuil. L'imagination, comme l'avais bien saisi Montaigne, suffit à glacer le sang, échauffer la bile, susciter les émois les plus saugrenus. Dans l'enfance, alors que j'adorais explorer les chateaux en ruine, les fouiller et retourner en... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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07 avril 2016

Du SUBLIME : SCHOPENHAUER

  "Beaucoup d'objets de notre intuition provoquent le sentiment du sublime, par ce fait qu'en raison de leur grande étendue, de leur haute antiquité, de leur longue durée, nous nous sentons, en face d'eux, réduits à rien et nous nous absorbons malgré tout dans la jouissance de les contempler ; à cette catégorie appartiennent les très hautes montagnes, les pyramides d'Egypte, les ruines colossales de l'Antiquité".(Schopenhauer, Monde III, 39) Le sentiment du sublime est provoqué par la disproportion entre l'objet et le sujet,... [Lire la suite]
12 juin 2009

DES FAUX DOUTES, et de la VACUITE

Qui peut supporter authentiquement l'épreuve du doute? La plupart du temps on  se contente d'un doute de parade, d'une mascarade de doute, de quelque tour de passe-passe théorique pour faire l'averti, puis on retourne tranquillement à ses petites affaires. Même Descartes, à en croire la pertinente attaque de Nietzsche, ne fait rien que simuler une mise entre parenthèse des certitudes officielles, pour s'empresser de restaurer le bon vieux Moi, et son acolyte obligé, le Dieu spéculatif. "Je pense, je suis". Que voilà une... [Lire la suite]