17 janvier 2017

Du SENS de la PERTE

  A lire certains ouvrages de psychanalyse la vie ne serait qu'une suite ininterrompue de pertes, jusqu'à l'ultime qui emporte le bonhomme dans la tombe. Charmante cantate, entre le Miserere et le Dies irae ! De quoi vous dégoûter d'être né ! Certaines pertes, de fait, sont définitives et irrémédiables. On ne retrouvera jamais la mère orale qui vous a donné le sein. Mais qui, adulte, a vraiment envie d'être nourri au sein ? On préférera, je suppose, une solide choucroute agrémentée d'une belle pinte de bière ruisselante de... [Lire la suite]

22 avril 2013

De la SYMBOLISATION comme double détente

    On ne peut sortir réllement d'un processus de deuil que par une symbolisation active. Freud remarquait que dans un premier temps le sujet opérait une incorporation massive de l'objet perdu, une réintrojection des sentiments d'attachement, des souvenirs, des sensations, des situations vécues. L'endeuillé se remémore, dans la douleur, la tristesse, l'affliction, mais aussi avec une sorte de joie paradoxale, les moments heureux  vécus en compagnie du défunt, parfois même se surprend à lui parler... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:15 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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26 janvier 2011

BLESSURES INTIMES : du réel non symbolisable.

Selon toute vraisemblance chacun de nous porte en soi une blessure secrète qui marque de sa croix une difficulté d'inscription stucturelle. Marque sur ou dans le corps : un organe exceptionnellement sensible, une tension musculaire perpétuelle, une fonction rebelle à toute médication, et parfois un vrai délire somatique, affectant de sa folie l'ensemble de l'organisme. Lieu psychique introuvable mais réel, brisure, rupture, déchirure, par où se faufile l'angoisse, la culpabilité, un sourd malaise d'exister, marque et signe d'une... [Lire la suite]