12 janvier 2017

QUI SE RACONTE DES HISTOIRES ?

  Ce qu'on appelle le moi pourrait s'interpréter comme la somme des histoires que se raconte un sujet. Histoires intimes, histoires du passé et du présent, projections imaginaires vers un avenir inconnaisssable, histoires d'amour, de haine et de vengeance, de bonheurs arrachés, de malheurs ruminés, de traumatismes au long cours, de rêveries languissantes ou agitées, histoires interminables, histoires à n'en plus finir... Jusqu'au dernier jour de la vie, jusqu'au dernier souffle, le moribond rêve encore, s'acharne encore à rêver,... [Lire la suite]

31 décembre 2016

DE l' ILLUSION FONDAMENTALE : le "sujet" et le monde

  Plus on découvre moins on voit. Cela pourrait illustrer la véritable nature de la connaissance, son mouvement et sa déconvenue. Mais que diable veut-on voir ? Ce qu'on appelle la science, du moins pour les moins naïfs, devrait se reconnaître là, confirmant les intuitions fondatrices de Démocrite : de ce qui est réellement, nous sommes à jamais loin. Toute avancée génère de nouvelles obscurités. Nous voici ramenés aux fondamentaux : le cerveau reptilien, la faim, la soif, la peur, la fuite et l'agression. Nous sommes des... [Lire la suite]
20 juillet 2016

Le SYMPTOME et le REEL

  Symptoma : étymologiquement, ce qui tombe ensemble, rencontre, accident (dans accident on retrouve le cadere latin, tomber) ; négativement ruine, désastre. Dans le langage médical le symptôme est le signe caractéristique qui accompagne une maladie, ex les symptômes de la peste. Repérer les symptômes et les relier dans un diagnostic est une qualité indispensable de l'art médical. En psychologie on parle également des symptômes de la névrose ou de la psychose. Mais c'est la psychanalyse qui a renouvelé l'approche, en déplaçant... [Lire la suite]
28 juin 2016

Du DETOURNEMENT SUBJECTIF

  En se détournant on laisse quelque chose derrière soi, on consent à une nouvelle séparation, qui ne va pas sans perte, et conscience de la perte. C'est un processus qui se renouvelle bien des fois dans le cours d'une vie, à partir de la première séparation par laquelle on se pose comme sujet dans le monde. A chaque étape cruciale du développement on retrouve à la fois l'angoisse de perdre, avec les incertitudes inévitables qui l'accompagnent, et le sentiment d'une libération, d'une ouverture à la nouveauté, d'une nouvelle... [Lire la suite]
02 mai 2016

DEVENIR SOI : la perte et le gain

  Je verrais volontiers trois phases successives dans l'existence, reconnaissant en sus qu'il est assez rare qu'un individu parcoure intégralement le cursus complet. Dans un premier temps le sujet, de par l'aliénation nécessaire du langage, se découvre déchiré entre ce qu'il est et ce qu'il voudrait être. Avec Lacan on peut à cet égard interroger l'épreuve initiatique du miroir, où le sujet se voit séparé de soi, et tout à la fois happé, séduit, induit en erreur par une image, celle que lui renvoie le miroir, image de totalité... [Lire la suite]
28 avril 2016

Des RELATIONS d' OBJET, et de la LOI

    Lacan parle quelque part de l"hainamoration". Voilà qui fâchera la midinette, et plus encore le cortège dithyrambique des inconditionnels de l'amour. "Aime ton prochain comme toi-même" peut-on lire sur le fronton des synagogues. La devise est belle, mais chimérique. Pourtant elle exprime en sous-main une constatation fort réaliste, celle-là, que chacun s'aime d'abord, plus que tout, et qu'il serait souhaitable de tirer autrui du néant où il est spontanément placé, pour lui conférer un peu de cette considération qui ne... [Lire la suite]

08 avril 2016

Le REEL du SUJET

  Ce que je voudrais exprimer ici est extrêmement difficile, et je ne sais si je puis y parvenir. Pourtant l'idée qui me travaille est de la plus haute importance, pour moi d'abord, bien évidemment, mais pour autrui tout aussi bien, en raison de son caractère universel. En principe, elle est de nature à éclairer tout un chacun, s'il veut bien s'en préoccuper, sur la nature ultime de la singularité, dont la subjectivité est la face apparente et manifeste. "Qui suis-je ?" est la question par excellence à laquelle chacun apporte la... [Lire la suite]
01 février 2015

OPERA de l'AMOUR et de la MORT : ACTE IV(fin)

        ACTE QUATRE : LES FLEURS DU SUJET              Le NARRATEUR     Les fleurs du sujet Dans l’univers qui s’effeuille Fleurent au matin S’épanouissent au soleil Tombent au soir qui flamboie.                    GUY   1 Sans aucun pont fixe Suis-je un errant du Tao Ivre en poésie, Un schizophrène en cavale Amoureux de l’impossible ? ... [Lire la suite]
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28 janvier 2015

ECARTELEMENTS VII - VOIX d' OUTRE LIMBES

                VOIX D’ OUTRE LIMBES     J’entends la voix, du fond des âges lourds, la voix Qui monte, qui descend, catapulte Torrent d’avalanches femelles !   Spectre de voix, écroulement baroque, cruel théâtre Ton flamboiement Shakespeare ! Plus de centre ! Cinq milliards de soleils m’écartèlent Et tout croule, tout flambe, se révulse, agonise.   Ah qui suis-je, mon bel amour Dans ce buisson de cri, de sang Où j’exulte, où j’expire ?... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 10:11 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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03 novembre 2014

La BONNE NOUVELLE

    J'ai utilisé ce terme de "kataphore" pour marquer une opposition à "métaphore". Metapherein c'est transposer, déplacer dans l'ordre du langage, symboliser. Démarche créative. Katapherein signifie : porter en bas, faire descendre, chasser par le bas, évacuer, porter au rivage, faire aborder. Et kataphora : chute, descente. L'idée est claire, il s'agit bien d'un travail de désidéalisation, de déconstruction, en opérant la chute de l'idole, du sens, de la valeur. C'est le mouvement d'alètheia, dévoilement, critique... [Lire la suite]