10 août 2017

Le CHANT des ORIGINES : Chant troisième (2)

                    2   Certains meurent trop tôt D’autres meurent trop tard. Terrible est le lot de ces jeunes trop tôt Emportés par la mort. Ils n’ont connu Que l’affliction du corps, l’angoisse et le désespoir, A moins qu’un ange bienveillant les ait tôt libérés Des souffrances communes. Mais pire encore Le lot du vieillard qui se survit à lui-même Claquemuré dans l’agonie interminable Entre lit de douleur et chaise de douleur Dans le triste hôpital, sous les... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 20:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

28 février 2012

EURIPIDE : du néant de la mort

Troie est rasée. Tous les guerriers massacrés. Priam  égorgé. Les Grecs vainqueurs se partagent, comme du bétail, les femmes survivantes. Andromaque, l’épouse d’Hector, est attribuée au fils d’Achille, lequel, après avoir tué Hector, traîna la dépouille du héros troyen, attelé à son char, tout autour des murailles de la ville. Andromaque, fidèle à la mémoire de son époux bien aimé, ne peut se résoudre à des noces infâmantes, et songe à mettre fin à ses jours. Voici un bref passage du dialogue entre Hécube, femme de Priam,... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
26 novembre 2010

De la LIMITE EUDEMONOLOGIQUE : l' INSUPPORTABLE

"La première proposition de l'Eudémonologie est précisément que cette expression est un euphémisme et que "vivre heureux" peut seulement signifier ceci : vivre le moins malheureux possible ou, en bref, vivre de manière supportable". (Schopenhauer : "L'art d'être heureux", règle 22). L'insupportable est donc la limite absolue de l"eudémonologie, la butée ultime où vient se briser tout projet rationnel de félicité. Tant que la vie est supportable on peut raisonnablement réfléchir aux moyens de... [Lire la suite]
10 septembre 2009

EROTAS : les SUPPLIQUES de SAPPHO

Toi, déesse, impitoyable et secourable   Epargne ce coeur meurtri tout en attente     Du désir qui me blesse et qui me déchire        Apaise la souffrance! Tu me chavires, tu mords, tu me ravages   Et je souille ma couche de mes larmes     Au dédale maudit, enchanté du désir       Qui toute me laboure. Oh je voudrais, déesse aux yeux pers, me perdre    Consumer le dur délire de mon coeur,     ... [Lire la suite]