09 mai 2017

REMEMORATION : un poème de Hölderlin.

                  Ce magnifique poème de Hölderlin, comment ne pas l'évoquer quand on voyage un peu du côté de Bordeaux, comme je fis, et laisser résonner en soi la mélodie grave et nostalgique du plus singulier des poètes ? C'est en 1802 qu'il quitta sa Souabe natale, pour se rendre à Bordeaux, en diligence et à pieds, à travers une France ravagée par les conflits politiques. Une fois de plus le voici qui s'en va au loin pour occuper un poste de précepteur, fuyant sa patrie, que... [Lire la suite]
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31 octobre 2016

Le TRAVAIL du SOUVENIR

  Une ou deux choses que je sais de lui... J'ai dix ou douze ans. C'est une intense curiosité qui me pousse, curiosité de quoi, je ne sais pas. Je monte l'escalier branlant qui mène au grenier, attentif à tous les bruits de la maison, craignant qu'on me surprenne et me somme de redescendre. Voici la porte, elle grince horriblement, mais peu importe, je continue l'exploration. Le grenier est sombre, mais une joyeuse lumière filtre par la fenêtre fermée. Dans mon souvenir je ne me représente qu'un seul meuble de bois marron,... [Lire la suite]
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13 octobre 2016

De la DANSE

  J'ai envie de m'alléger un peu. Je me suis laissé aller à quelques confidences, que je ne regrette pas, mais dont je me demande en quoi elles pourraient intéresser quiconque, sauf à supposer que de ci de là quelque lecteur y démêle de quoi se sustenter lui-même, reconnaissant par endroit quelque affinité avec sa propre histoire. C'est là une fonction essentielle de la littérature : faire voir, révéler, faire advenir une conscience. De temps en temps une sorte de folie intime s'empare de moi et me fait délaissser les parages... [Lire la suite]
23 mars 2014

Saint Jean de luz, souvenir

            Ange, mon Ange, à Saint Jean de Luz, ô lumière     Ne cherche plus, mon coeur, aux sentiers de l'amour     Gué de pierres lissées au reflux de la mer     Et la hutte ombrageuse où se perdra le jour     Le jour sera la nuit, ta nuit sera mon jour     Inaltérable soit le souvenir d'amour     Que je sois à jamais l'amant de mon destin     Unique et chatoyant comme... [Lire la suite]
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01 avril 2009

SIGNE

Un signe pur, voilà ce qu'elle était Et moi je l'aimais d'innocence De retrouver et de perdre à jamais Son amour d'aube sur ma plaie        Nous savons le bonheur à la douleur qu'il laisse        Car ce n'est pas le deuil c'est le retour qui blesse.
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