16 septembre 2019

RESTER VIVANT : journal du 16 septembre 2019

  S'il était possible au vieil homme que je suis d'invoquer la Moire, que dirais-je ? Je ne demanderais rien, sinon d'avoir un peu de temps, et de poursuivre dans les conditions où je suis, ne souhaitant ni fortune, ni aventure, rien de particulier si ce n'est de rester valide, l'esprit vif et gaillard, et rien de plus. Comme disait le poète:    Encore un peu de temps, ô Muses célestes,     Un peu de temps pour chanter la beauté,        Terre-et-ciel, et le sourire de la mer, ... [Lire la suite]
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23 janvier 2019

Se LAISSER ALLER : comment écrire

  J'ai toujours balancé entre la littérature et la philosophie, ne me contentant d'aucune : à l'une manque trop souvent la profondeur, à l'autre l'enjouement. D'où cette obstination à me situer à la jointure, dans un entre-deux infiniment problématique, toujours mouvant et incertain, comme firent autrefois Lucrèce, Montaigne, Pascal et Rousseau, que les lettreux revendiquent pour leur paroisse, et que les philosophes considèrent avec réticence. Mais c'est là un débat pour universitaires en mal d'inspiration. Il faut partir de... [Lire la suite]
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06 octobre 2017

De l'ENFANCE et de de la SOURCE

  Quelqu'un, je ne sais plus qui, a dit : l'enfant est le père de l'homme. C'est évident. Mais en un autre sens, je dirais volontiers qu'il n'existe, sous un autre rapport, celui de l'inconscient qui dure et ne disparaît jamais, ni homme ni père, ni mère ni fille, et que l'enfant est éternel. Nous jouons notre partition savante ou misérable, nous nous plions vaille que vaille aux mille nécessités de l'existence, et parallèlement, par ce côté obscur et inamovible de l'enfance, nous menons une existence tout autre, peu visible au... [Lire la suite]
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11 mai 2017

De la TRADUCTION en POESIE

  Traduire c'est se mettre au service d'un auteur, tenter, dans notre langue, de rendre le vif de la pensée, le rythme interne d'une oeuvre, au sens propre, étrangère. L'étranger c'est ce qui est extérieur à nous, qui se cache et se montre dans une langue que nous connaissons peut-être mais qui résonne d'une tout autre manière. Il en résulte que la musique propre de cette oeuvre est impossible à rendre comme telle, elle témoigne d'un réel qui se dérobe, que l'on peut bien comprendre dans la mesure où l'on pratique cette langue... [Lire la suite]
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