06 novembre 2017

Il faut imaginer Robinson heureux : fantaisie

  Ce qu'il faut à présent c'est revenir à la simplicité des choses : respirer en conscience, ouvrir large le torse, ouvrir le corps et l'esprit, d'un même mouvement, à la présence du monde. Revenir - ce qui implique d'avoir vécu d'une singulière absence, comme un long rêve à la surface de la nuit. Mais il n'y a pas lieu de regretter : cela aussi il fallait le vivre, encore que ce ne fût qu'une vie à demi, trop enserrée, trop repliée. Il fallait comprendre, si tant est qu'une compréhension fût possible : même la limite de la... [Lire la suite]
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19 octobre 2017

NUIT des AGES : poème

                      NUIT des AGES                          Elle, la tant aimée la tant haïe            Elle était le génie sacré de l'univers            Qui de sa main négligente            Versait comme des grains de blé            D'innombrables étoiles        ... [Lire la suite]
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05 août 2017

Le CHANT des ORIGINES : Chant sixième, 6

                              6   MONTAGNE VIDE   Retirez-vous, disent-ils, sur la montagne videCouchez-vous dans l'herbe tendrePrès d'un ruisseau de mousseRoseaux jasants,Contemplez sans penser les nuagesAutour de la lune jolie, la captieuse, la silencieuse,Et vous serez comme des dieux parmi les hommes ! Hélas, je cherche en vain la montagne videElle est toute encombrée, saturéeDes gens y piaillent comme des piesLe tumulte comme l'orageVous... [Lire la suite]
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07 juin 2017

SEUL FACE AUX DIEUX : Epicure et Bouddha

  Sur la question de l'existence ou de la non-existence des dieux, je vois trois attitudes possibles : y croire, s'y opposer, ou alors, fort élégamment, déclarer qu'on ne sait pas, et qu'au fond la question est sans grand intérêt. Epicure s'est rendu célèbre, entre autres choses, par une attitude fort cavalière à cet égard, en propulsant les dieux dans l'éloignement incommensurable des intermondes, où ils jouissent, c'est évident, de la vie bienheureuse et incorruptible, sans se soucier une seconde de ces hommes qui les... [Lire la suite]
06 juin 2017

DESESPOIR : LAMARTINE

  Voici les deux premières strophes du "Désespoir" d'Alphonse de Lamartine, pièce assez rugueuse et justement désespérée des Méditations poétiques. Je la donne ici pource qu'elle me semblait injustement méconnue, en dépit de sa valeur incontestable.                Lorsque du Créateur la parole féconde              Dans une heure fatale eut enfanté le monde                          Des... [Lire la suite]
17 octobre 2016

SOLITUDE : 17 octobre 2016

  Fondamentalement je suis un solitaire, même si, avec le temps, j'ai mis, comme on dit, un peu d'eau dans mon vin. Solitaire mais pas sauvage, car j'apprécie une bonne conversation entre amis, une solide discussion de groupe, un spectacle partagé. Mais j'ai horreur de perdre mon temps, et j'aime mieux m'ennuyer tout seul - ce qui au demeurant est fort rare - que de traîner des conversations ineptes pour tuer le temps. D'ailleurs, pourquoi faudrait-il tuer le temps, expression idiote, à supposer qu'on le puisse ? Le temps est... [Lire la suite]
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16 février 2016

PETITE MEDITATION sur la SOLITUDE du penseur

  Je range, quant à moi, Siddharta Gautama dit Bouddha, non point dans les fondateurs de religion, mais dans les philosophes, à côté d'Héraclite, son contemporain, d'Epicure et de Pyrrhon. De même pour Lao-Tseu ou Tchouang Tseu. Je vois en lui un remarquable médecin de l'âme : diagnosticien et thérapeute. De ce point de vue il est de tous les temps, car ce qu'il enseigne ne aurait vieillir ni se dépareiller. Causes de la souffrance, moyens de soigner la souffrance, voilà l'essentiel de son enseignement. Mais de par l'exigence... [Lire la suite]
03 février 2016

La SOLITUDE et l' OUVERT

  Me voilà bien seul ! J'ai le sentiment, trompeur peut-être, ou séducteur, d'avoir franchi bien des obsctacles, traversé de profondes forêts peuplées de bêtes fantastiques, de mirages, d'anges et de démons de toutes sortes, pour déboucher enfin dans la vaste plaine inhabitée, où seul le vent des espaces infinis continue de me parler à l'oreille. Bien sûr, ce n'est qu'une métaphore, mais elle exprime quelque chose de cette situation à la fois libre et inconfortable qui est à présent la mienne. Je n'en retire nulle gloire, nulle... [Lire la suite]
28 août 2015

De la DELICATESSE - et de l'âge mûr

  Le jeune homme court au danger, il veut mesurer ses forces, affirmer sa "vertu", conquérir lauriers et reconnaissance. Combien de chiens fous, dans les anciens temps, se sont précipités sous la mitraille, pour relever un pari stupide, démentir une rumeur, soutenir une cause dont ils n'avaient nulle intelligence, pauvre prétexte à parader. Mais tout cela a son temps. Vient ensuite l'heure grave, au moins pour les moins obstinés, où chaque opinion révèle son inanité, chaque cause son coefficient d'illusion et d'erreur. On... [Lire la suite]
02 décembre 2014

La solitude du poête : Pessoa

               "Je n'ai ni ambitions ni désirs            Etre poète n'est pas une ambition que j'aie,            C'est ma manière à moi d'être seul".  -  Pessoa, "Le gardeur de troupeaux, 1
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