02 août 2018

PSYCHANALYSE, SYMPTOME et SANTE

  Que restera-t-il de la psychanalyse d'ici vingt ans ? Déjà, hors de la France qui apparaît comme un bastion isolé, la plupart des pays voisins ont pratiquement enterré l'enseignement de Freud. Un ami allemand, qui pratique la Gestalttherapie, m'expliquait que la cure psychanalytique était, dans les faits, réservée aux futurs thérapeutes de toutes obédiences, qui passaient quelques mois dans l'exploration de l'inconscient, avant de se tourner définitivement vers d'autres méthodes. Trop longue, trop coûteuse, trop incertaine... [Lire la suite]

08 novembre 2016

De la SANTE

  Qu'est ce que la santé ? On l'éprouve, ou on ne l'éprouve pas, et c'est décisif. C'est un certain état interne qui rend possible le mouvement, l'action et la création. Hors de quoi ce n'est pas de la santé, même si on ne souffre d'aucune maladie manifeste. Takuan, un moine bouddhiste, parlait de la mobilité immobile et de l'immobilité mobile : c'est l'état calme du pratiquant qui ne s'agite pas, ne se dépense pas en vaines gesticulations, mais qui, dans l'immobilité apparente, est parfaitement lucide et prêt au combat. Ferme... [Lire la suite]
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11 septembre 2015

JOURNAL : 11 septembre 2015

  Lors des interventions chirurgicales que j'ai subies récemment, j'ai connu un épisode sévère de septicémie qui faillit m'emporter. J'étais entre la vie et la mort. C'est alors que j'eus cette pensée, que j'ai d'ailleurs formulée à l'adresse de mon épouse : "Ce serait bien dommage de mourir maintenant, il me reste des choses intéressantes à vivre". Les antibiotiques vinrent à bout de l'infection, et je retrouvai la santé - très relative, mais réelle.  La probité me fera dire que je vis mieux, psychiquement, depuis lors,... [Lire la suite]
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14 mars 2014

HISTOIRE ET STRUCTURE DE LA VERITE

      "Il ne s'est agi jusqu'ici dans aucune philosophie de "vérité, mais d'autre chose, disons de santé, d'avenir, de croissance, de puissance, de vie..." Nietzsche : Le Gai Savoir, préface, 2. Si nous déplions cet aphorisme nous obtenons les propositions suivantes : Il n' y a pas de vérité en soi, immuable ou transcendante. Toute "vérité" est l'expression d'une culture particulière, d'une certaine conception du monde qui se déploie dans une représentation systémique : métaphysique, éthique, éducation, politique,... [Lire la suite]
10 mars 2014

Le PSYCHOLOGUE selon NIETZSCHE

    Nietzsche écrit (Gai Savoir, préface, 2) : "Un psychologue connaît peu de questions aussi séduisantes que celle du rapport entre la santé et la philosophie". C'est là un psychologue d'un genre nouveau, pas un spécialiste, ni un savant, mais un explorateur qui ne craint pas de s'engager corps et bien dans l'aventure, de se risquer lui-même, et sa santé, et sa vie même, dans une difficile exploration des sous-bois, des antres obscurs et des antichambres de l'âme, si toutefois il est possible d'user encore de ce mot-là, à... [Lire la suite]
10 octobre 2012

PLAISIR et SANTE : EPICURE et WINNICOTT

        « Nous disons que le plaisir est le principe et la fin de la vie bienheureuse. Car c’est lui que nous avons reconnu comme le bien premier et connaturel, c’est en lui que nous trouvons le principe de tout choix et de tout refus, et c’est à lui que nous aboutissons en jugeant tout bien d’après l’affection comme critère ». (Epicure, Lettrre à Ménécée, 132, traduction Conche). On a souvent mal compris ce passage en croyant y voir une incitation à la luxure et à la jouissance illimitée. Mais le... [Lire la suite]

10 septembre 2012

De la nature et du ça : Groddeck et nous

            Retour sur la question du « ça ». Le problème est quelque peu obscurci par la prégnance, dans la langue, des conceptions psychologiques. On sait que Freud, dans la seconde topique, utilise ce terme de ça pour désigner l’obscur fondement pulsionnel, congénital et inamovible, dont les exigences ne varient guère tout au long de la vie,  déterminant  l’essentiel du caractère individuel. La vie humaine se résume en quelque sorte au conflit entre les pulsions – le ça - et... [Lire la suite]
24 avril 2012

Du PLAISIR comme NORME

Le plaisir constitutif, ou plaisir en repos, était considéré par Epicure comme une norme physiologique, psychologique et éthique. Loin de l'agitation des désirs et de la furie des passions, il réalise un juste équilibre de toutes les fonctions dans la durée. Sans exaltation ni abattement, ces deux estrêmes pathologiques de l'humeur, il est la condition du bonheur véritable, dans la mesure du moins où ce bonheur peur être l'apanage de l'homme, si souvent entraîné hors de soi par les sollicitations de l'extérieur et les tourbillons... [Lire la suite]
19 août 2011

Le MENSONGE du MIROIR : pluralisme

Depuis quelques jours je me pose une question étrange, si saugrenue qu'elle me fait douter moi-même de mon bon sens. Nous disons "mon corps" comme s'il allait de soi qu'il fût nôtre, et plus encore qu'il soit bien "un", essentiellement, indiscutablement. Il est vrai que le miroir, où l'on va se réasssurer chaque matin sur son intégrité personnelle, nous offre, à première vue, la séduisante impression de l'unité. C'est bien un corps que je vois, et dont je ne doute pas un instant qu'il soit "moi" en personne, en chair et en os, et nul... [Lire la suite]
12 avril 2011

X LETTRES (Le secret d'Epicure suite 4)

                                                                                    X       Epicure  à  Nausicrate, salut.       Grâce à toi, et à ta diligente amitié, j’ai pu avoir régulièrement des nouvelles de notre excellent Pyrrhon que nous aimons et admirons tous... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 18:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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