06 novembre 2017

Il faut imaginer Robinson heureux : fantaisie

  Ce qu'il faut à présent c'est revenir à la simplicité des choses : respirer en conscience, ouvrir large le torse, ouvrir le corps et l'esprit, d'un même mouvement, à la présence du monde. Revenir - ce qui implique d'avoir vécu d'une singulière absence, comme un long rêve à la surface de la nuit. Mais il n'y a pas lieu de regretter : cela aussi il fallait le vivre, encore que ce ne fût qu'une vie à demi, trop enserrée, trop repliée. Il fallait comprendre, si tant est qu'une compréhension fût possible : même la limite de la... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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08 août 2016

SERENITE, note du 8 août 2016

  Il est beau d'atteindre à une relative sérénité, d'autant plus précieuse qu'elle fut chèrement acquise, et qu'on la sait infiniment fragile, suspendue aux aléas du sort, de la santé, de l'entourage, de l'état du monde. Faible brindille qu'un vent peut emporter. C'est quasi miraculeux pour qui se sent vulnérable, froissable, soumis à la destinée commune, sans forces ni ressources particulières, ordinairement exposé aux caprices de la fortune. "Hé quoi, dirait un fieffé stoïcien, la sérénité ne tient-elle pas à la force de... [Lire la suite]
22 juillet 2016

Le RADEAU et le RIVAGE : philo-sophie

  Voici une évidence  : sujet, rejet. Ou, dans l'ordre chronologique : rejet, sujet. Le rejet c'est l'acte fondateur, c'est par là qu'il faut commencer. Ce qui n'implique pas qu'il faille y rester. Si le rejet est sincère et définitif il n'y a pas lieu de s'y éterniser. Ce qui est fait, bien fait, n'est plus à faire. L'autre jour une personne me demandait si la philosophie n'entraîne pas un questionnement infini, et tel qu'aucune réponse est à jamais impossible. Ce n'est pas mon avis. Quand un problème est clairement... [Lire la suite]