27 juin 2016

DU DETOURNEMENT : l'égalité de condition

  Faut-il dire "retournement catégorique" ou "détournement catégorique" ? Il n'y a pas lieu de se retourner vers quoi que ce soit. Une fois l'origine démystifiée - toute origine n'est que relative, effet autant que cause, moment artificiellement détaché d'un processus infini, comme est la naissance par exemple, qui, si elle marque le début d'une existence concrète et séparée, est elle-même la conséquence d'une chaîne interminable de processus et de rencontres - pourquoi s'attacher à tels moments du temps, y chercher une... [Lire la suite]

21 juin 2016

RETOURNEMENT CATEGORIQUE (2)

  Comme un gant que l'on retourne : le dedans passe dehors, le dehors passe dedans.  Habituellement le dehors c'est la peau, l'enveloppe, le masque, le personnage - le dedans c'est le sujet, s'il existe. Le retournement consisterait à exposer le sujet et à mettre le moi en retrait.  Plus radicalement, le moi masque la faille, laquelle est dissimulée, voire déniée, ou ignorée. Philosopher serait retourner le gant, assumer et laisser voir la faille. C'est le penser vrai, parler vrai, agir vrai. On voit d'emblée que... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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20 juin 2016

Du RETOURNEMENT CATEGORIQUE

    Retournement catégorique : voilà l'idée que je cherche, et que je trouve enfin. Depuis PLaton nous raisonnons à l'envers. La fameuse allégorie de la naissance du désir, à partir de la scission inaugurale exposée par Aristophane, revient à poser un état antérieur d'unité et de plénitude, état substantiel dont chacun conserverait la nostalgie, s'engageant dès lors dans un course éperdue pour retrouver la part perdue. L'unité est première, la scission est seconde. C'est ce modèle qui sous-tend nombre de mythologies et de... [Lire la suite]
01 octobre 2009

DU TEMPS VIDE et de la MODERNITE

La modernité,  au sens strict, commence avec l'abandon définitif de la conception cyclique du temps. Mircea Eliade avait bien établi que les sociétés traditionnelles ont toutes en commun cette conception universelle du temps comme éternel retour du même, la fin du cycle temporel coïncidant nécessairement avec le début : les fêtes du Nouvel An marquent à la fois la fin du cycle et le début d'un autre, qui, pour l'esentiel, sera identique au précédent. Cette représentation, prégnante dans la sagesse hindoue, se retrouve encore chez... [Lire la suite]