09 septembre 2019

DE QUELQUES REVES QUI REPETENT : suite baroque

  Et voilà que ça se remet à rêver, nuit après nuit, le même rêve avec des variantes, on dirait un suite musicale à la manière des Baroques, flûte à bec, viole d'amour, violon, et basse sontinue, en viole de gambe ! Ou encore ces récitatifs de l'opera seria ponctués d'arpèges au clavecin. Là je m'amuse un peu, pour le plaisir d'écrire, car l'affaire est sérieuse sans être triste. Je me plaignais un temps de ne faire que des rêves saumâtres, mais ce temps est passé. La tonalité est plus réjouissante : ce qui se répète là, pour... [Lire la suite]

24 janvier 2019

TRANSMISSION GENETIQUE - et autres

  "Vous disiez que vous n'étiez que le contenant d'un ensemble de gènes qui vous avaient été transmis et que vous transmettriez à votre tour à la génération suivante. Et qu'en dehors de cette fonction vous n'étiez qu'une motte de terre". Ce sont les propos d'un personnage du dernier roman de Haruki Murakami : le meurtre du Commandeur. La motte de terre est une image qui surprend, en contradiction flagrante avec l'idée de transmission génétique. Dans le cours infini des générations où chacun n'est qu'en relais transitoire,... [Lire la suite]
07 décembre 2018

De la PRISE de CONSCIENCE

  Dans les articles précédents j'ai soutenu la thèse, d'ailleurs fort classique, que la prise de conscience est l'agent principal qui permet d'introduire une variable, une déclinaison, une dérivation par rapport au déterminisme psychique, exprimé en termes de causalité aveugle - le karma. Mais il ne suffit pas de le dire, il importe d'en examiner la nature et les conditions. Il est à peu près impossible de dire ce qu'est la conscience. Quand on cherche à la définir on en vient à remplacer un mot par un autre, ce qui n'éclaire... [Lire la suite]
08 mai 2017

POISSON DANS UN BOCAL : méditation

  J'aime bien cette phrase de Nietzsche qui exprime à merveille mon état présent : "L'avantage de la mauvaise mémoire est qu'on jouit plusieurs fois des mêmes choses pour la première fois". C'est ainsi que l'on peut comprendre qu'un poisson qui tourne indéfiniment dans le même bocal, entre les mêmes parois et les mêmes plantes aquatiques, ne semble pas avoir la moindre envie de suicide. Mais non, il continue bravement de tourner dans le même cercle, s'émerveillant d'être si agile et de rencontrer indéfiniment une nouveauté... [Lire la suite]
21 avril 2015

VRAIE ou FAUSSE REPETITION ? - Schopenhauer

    "Eadem, sed aliter " - les mêmes choses, mais autrement, c'est la formule attitrée de Schopenhauer. "Le même" c'est évidemment le vouloir vivre. "Autrement" c'est l'apparence de variété, l'illusion de renouvellement. Sous de nouveaux costumes c'est l'éternelle tragi-comédie de l'existence, l'inchangeable nature humaine, mêmes passions, mêmes intérêts, mêmes déboires et afflictions. Mais on pourrait envisager la chose autrement, et je ne sais trop si Schopenhauer y a songé, mais cela reste résolument dans l'esprit de... [Lire la suite]
12 avril 2015

SCHOPENHAUER : éternel retour du même

    "Voilà les hommes : des horloges ; une fois monté cela marche sans savoir pourquoi ; à chaque engendrement, à chaque naissance, c'est l'horloge de la vie humaine qui se remonte, pour reprendre sa petite ritournelle, déjà répétée une infinité de fois, phrase par phrase, mesure par mesure, avec des variations insignifiantes" Schopenhauer (MVR, p 406) Les "variations" dont parle le texte sont les apparences, les modes, les idéologies, les systèmes politiques, les morales sociales. Tout cela donne l'impression de... [Lire la suite]

28 janvier 2015

ECARTELEMENTS IX- TOURBILLONNAIRES

        TOURBILLONNAIRES         Tout s’effiloche Les choses s’effilochent Rien n’est à sa place Pas de  référent, de point fixe De support, Tout flotte, Ce qui est pourrait ne pas être Je vis, je pourrais ne pas vivre Rien ne commence, rien ne finit.   Le mot ne colle pas à la chose Rien ne colle à rien Plus rien ne colle Tout de défait lentement sans périr La chose qui est une chose se défait comme chose Sans cesser d’être chose Sans cesser de se défaire ... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 08:52 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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19 avril 2013

Du TEMPS PSYCHIQUE, et de la sublimation

      Nous sommes obsédés, conditionnés jusqu'à la moelle par le temps linéaire, du calendrier, de l'affairement, coinçés, croyons-nous, entre deux termes infiniment rapprochés et qui se rapprochent encore, jusqu' à l'étouffement. Il y va de notre faute. C'est l'esprit du temps, ce non-esprit qui se hâte, se précipite vers le terme, qui, à peine atteint, déjà se reporte vers autre chose. Et nous voilà constamment hors d'haleine, coeur battant, corps malade. C'est une étrange folie dont la presse, dans... [Lire la suite]
30 novembre 2012

De l'AUTOMATISME PSYCHIQUE : le SAMSARA

            Le samsâra c’est le cycle interminable de la naissance et de la mort dont l’Oriental aspire à se délivrer. Pour nous cette conception métaphysique est pour le moins obscure, voire absconse. Mais nous pouvons la mieux comprendre en examinant très prosaïquement le fonctionnement psychique, sitôt que nous acceptons de considérer les mécanismes de répétition qu’un Freud par exemple avait repérés, et qui causent tant de dommages. Répétitions d’échecs, (« Comment réussir à échouer »... [Lire la suite]
10 janvier 2012

De l'EVENEMENT et du DESIR

      J'invite le lecteur, avant d'aborder ce texte, à lire un article précédent : "De l'évènement et de l'énigme" du 8 janvier, sans quoi l'intelligence de celui-ci sera presque impossible. Il s'agit en effet d'une suite rhapsodique dans laquelle comptent tous les éléments.                                                               I      ... [Lire la suite]