16 juin 2011

JOUIR et se REJOUIR : EPICURE

"Une éjouissance constante!" C'est ainsi que Montaigne qualifie la vie en vérité. Ce beau terme d'éjouissance a malencontreusement vieili en notre langue françoise, nous privant d'une notation subtile entre jouissance et réjouissance. La jouissance est à présent affublée d'une connotation psychanalytique déplaisante. Se réjouir implique une sorte de dédoublement : en place de la simple éjouissance naturelle, voire instinctive, nous voilà à nous ré-jouir, comme s'il fallait une conscience réflexive, un retournement de pensée pour nous... [Lire la suite]