16 novembre 2017

Du REFOULEMENT ORIGINAIRE, et du REEL

  De quoi parlons-nous quand nous parlons ? Une des innovations les plus spectaculaires de Freud fut d'introduire le concept de refoulement originaire. Si je comprends bien, cette opérataion est l'effet du langage. Le mot est le meurtre de la chose, entendons : dorénavant tu désigneras par un mot l'objet de ta demande, ce qui revient à éloigner la chose de la satisfaction directe, à la retirer dans une nouvelle sphère qui se surajoute à la première, qui ne lui est nullement équivalente, et qui, de plus, relève en quelque sorte... [Lire la suite]

01 novembre 2017

Du SENTIMENT de REALITE, et du REEL

  "Pour nous assurer que ce que considérons comme la réalité l'est bien, nous avons besoin d'une autre réalité qui nous permette de relativiser et qui, elle-même, a besoin d'une autre réalité pour lui servir de base. Et ainsi de suite, jusqu'à créer dans notre conscience une chaîne qui se poursuit indéfiniment. Il n'est sans doute pas exagéré de dire que c'est dans le maintien de cette chaîne que nous puisons le sentiment de notre existence réelle. Mais que cette chaîne vienne à être brisée, et immédiatement nous sommes perdus.... [Lire la suite]
24 septembre 2017

Du GRAND AUTRE : statut du symbolique

  "A moi aussi le Grand Autre me manque" aurait déclaré Lacan. Voilà qui nécessite un peu de réflexion. Quel est donc ce Grand Autre dont le défaut nous hante, peu ou prou, et quelles en sont les conséquences ? Je prends le cas de la justice, dont chacun peut mesurer la caractère imparfait, conventionel et contestable. Nul ne sait, et ne peut savoir de science sûre, si un tel est vraiment responsable de son acte, s'il est coupable et redevable, à supposer même que l'on puisse établir qu'il en est véritablement l'auteur. Mais il... [Lire la suite]
10 août 2017

LE CHANT des ORIGINES : Chant troisième, 3

                                              3     Non le mourir n'est pas si redoutable. C'est un instant si brefQue nul ne peut le percevoir. Je revoisDans sa chambre de souffrance le vieil homme Gisant sur son lit de malade, les yeuxFixant les carreaux de la fenêtre, comme siSon âme toute voulait s'affranchir, partirEt s'élever, loin des affaires des hommes, dans le grand cielOuvert, et flotter, libre,... [Lire la suite]
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24 juillet 2017

Le TEMPS de la NATURE et le TEMPS de l' HOMME

    Le temps de la nature n'est pas le temps de l'homme. Dans une sorte de projection hyperbolique on a voulu imposer à la nature les catégories de la pensée humaine, laquelle est déterminée par les bornes infranchissables du commencement et de la fin. Tout mouvement, tout processus, physique ou mental, chez nous, s'inscrit dans ce cadre, à commencer par l'existence elle-même : nous sommes bien les "mortels" (thnètoi), et c'est en mortels que nous nous représentons toutes choses. De là cette idée, assez généralement... [Lire la suite]
07 juillet 2016

De l' ASCETISME et de la METAPHYSIQUE

  Le véritable sublime n'appartient qu'à la nature, lorsqu'elle oppose à l'homme son immensité, sa puissance illimitée, ou sa beauté. L'homme, cherchant le sublime, tombe le plus souvent dans le grotesque. Ainsi  de l'ascétisme, qui, s'il est en son principe une simple et légitime discipline (askésis, ascèse), verse le plus souvent dans la monstruosité de la pulsion de mort : macérations, mortifications, cilice, jeûnes, absurdes contentions et flagellations du corps etc. Bouddha lui-même, trompé par une fallacieuse... [Lire la suite]

05 avril 2016

PENSER la MUSIQUE ?

  Un ami se demande s'il est possible de penser la musique. Spontanément j'aurais tendance à répondre que moins on pense la musique, mieux on l'apprécie, mieux on la taste et la gouste. La musique est une expérience, non un objet ou un concept. Cela dit, plusieurs philosophes en ont écrit, dont Schopenhauer - qui eut à cet égard un retentissement considérable, et même chez des musiciens - et Nietzsche pour qui "sans la musique la vie serait une erreur". Mais c'est là plutôt une philosophie, voire une métaphysique de la musique,... [Lire la suite]
20 octobre 2014

D'une SINGULIERE SCHIZOPHRENIE : réel et désir

    Question : qui désire l'immortalité? Voilà sans doute le désir le plus vain que l'on puisse imaginer, et pourtant...C'est lui qui inspire tant d'artistes, de poètes, de créateurs en tout genre. Laisser quelque chose qui témoigne du passage, un petit reste arraché à la mort, un fétiche fantasmatique et dérisoire érigé à la face de l'univers, voilà qui motive, qui excite, qui stimule, qui inspire les entreprises les plus folles. Tel qui pourrait vivre paisiblement dans une retraite dorée, goûter aux joies sereines d'une... [Lire la suite]
28 janvier 2014

Les DEUX PLANS : REEL ET REPRESENTATION

                                                                                                                                                       ... [Lire la suite]
10 mai 2013

De l'ECART entre IMAGINAIRE et REALITE

  Descartes, dans le "Discours de la Méthode" (troisième partie, sur la morale provisoire) se propose de ne rien désirer à l'avenir qu'il n'acquît, entendons qu'il veut restreindre le désir à ce que son entendement lui présente comme réalisable, excluant tout le reste comme impossible. Remarque sage en apparence, mais  tout à fait irréaliste. Où voit-on que l'entendement suffise à réduire les désirs, à écarter sans conteste ce qui nous charme, nous séduit, nous enrôle dans les appas de l'imaginaire? C'est méconnaître la... [Lire la suite]