23 septembre 2019

DES TYPES DE PHILOSOPHES

  Dans la galerie des types celui qui vient en premier, primus inter pares, c'est le poète. Homère génialement originaire, qui dessine souverainement un monde. Hésiode chante la naissance de l'univers et des dieux. Sappho, l'Aphrodite des muses, qui invente l'amour. Puis viennent les Tragiques, tout imprégnés encore de l'élément originel. Un nouveau type apparaît à l'aube du cinquième siècle, le poète-philosophe, qui combine deux inspirations contradictoires : la tradition homérique - on écrit volontiers en hexamètres... [Lire la suite]

16 janvier 2015

VIVRE POETIQUEMENT

    A quoi reconnaît-on un poète ? A rien. C'est d'autant plus frustrant que l'imaginaire collectif croit disposer de critères évidents : le poète serait un rêveur perdu dans la contemplation des nuages, un original, un décalé, un excentrique vivant de rosée, chevauchant le vent, ou un errant, un voyageur de l'idéal, chevalier de l'impossible. Paul Valéry, parlant de La Fontaine, rend hommage au travail du poète, qui est d'abord un artisan, un "oeuvrier" de la langue, et qui, s'il est bien visité parfois par les dieux,... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:49 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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17 décembre 2014

HABITER POETIQUEMENT...

    Hölderlin écrit : "Mais poétiquement L'homme habite sur cette terre".   Que signifie habiter ? Dans " habiter" résonne encore discrètement "habere" - avoir. Habiter c'est avoir sa demeure - ici, avoir sa demeure sur cette terre. Mais la terre ne va pas sans le ciel, ni la mer, trinité fondatrice. Habiter en poète c'est avoir relation aux éléments, au sec et à l'humide, au clair et à l'obscur, au masculin et au féminin, au visible et à l'invisible. Tout ce qui existe, qui vit et meurt, tout cela compose un... [Lire la suite]
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23 septembre 2011

L' OUVERT : HOLDERLIN

"Viens dans l'ouvert, ami!" C'est par cet appel que le poète commence son élégie. Et cet ami, c'est vous, c'est moi. Chacun, s'il est de bon coeur, est l'ami pour le poète. Chacun, s'il le désire, peut s'ouvrir à l'Ouvert. Et pourtant, tout dans le jour qui se lève, préfigure la tristesse : "il fait sombre", "l'air est sans voix", "on se croirait revenu à l'âge de plomb". La mornitude du présent est de tous les temps, et ce que Hölderlin écrit en 1801 est de notre temps : temps de plomb, temps de détresse et d'incertitude. Mais le... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:07 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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