13 juillet 2017

Le CHANT des ORIGINES : Chant second (3)

                   3      Les morts    Laisse-les mourir,    Les morts    Laisse-les pourrir, déchet de corps dans le corps    De la terre, ou partir en fumée    Dans le ciel qui s’indiffère.    De vouloir les garder, voilà le mal, la gangrène de l’âme.    Ce corps de volupté qui embrassait ton corps    Ce doux visage où tu lisais cette infinie tendresse    Où tu... [Lire la suite]
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12 juillet 2017

Le CHANT DES ORIGINES : Chant second : 4

                        4         Mais encore une fois son beau visage     Tendrement m’apparaît dans la buée du songe     Elle marche au soleil, ses cheveux     Flottent, belle oriflamme de jais, devant mes yeux,     Elle se tourne vers moi, ses yeux noirs me sourient     Je flotte dans le ciel azuré     Je ne sais ce qui m’assaille, me renverse,     Dans ce sourire je crois... [Lire la suite]
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21 février 2017

De la DOULEUR

  La douleur est un mal, d'abord parce qu'elle fait mal : c'est une effraction qui compromet momentanément ou durablement l'unité de l'organisme physicopsychique. Ainsi d'une bessure, d'un choc, d'un événement, qui déchirent la peau sensible du corps et du moi - car dans cette affaire il est bien douteux que l'on puisse séparer le corps et le moi, tant il est vrai que le moi est avant tout "l'idée du corps", sa perception sensible et psychique. Voyez comment l'enfant, lors d'une petite blessure du doigt, se sent comme emporté... [Lire la suite]
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18 janvier 2017

La PERTE et l' OUVERTURE

  Il faut tenter de se familiariser avec l'image d'un moi perforé, troué de toutes parts, effeuillé. C'est cette image que l'on rencontre d'ailleurs chez certains écrivains vieilissants, qui ont vécu suffisamment pour ne plus adhérer à toutes les sornettes de l'époque, qui dans le tremblement même, dans une apparente fragilité, conservent en dépit de tout je ne sais quelle assurance inébranlable. Tout vacille, tout branle, leur corps fatigué, leur humeur chancelante, mais ils sont toujours là comme au premier jour, souples et... [Lire la suite]
21 mars 2016

De l' OBJET PERDU

  Depuis quelques jours je ne puis me détacher d'une question qui me semble essentielle : l'objet perdu c'est quoi ? Peut-on s'en faire une idée un peu plus précise ? Et si psychiquement il n'est perdu qu'à demi, ou pas du tout, que se passe-t-il ? En quoi cette notion d'objet perdu peut-elle apporter un éclairage nouveau sur l'antique problème de la souffrance comme donnée constitutive de l'existence humaine (Bouddha) ? A vrai dire la philosophie n'ignore pas ce problème mais elle le traite de manière imprécise et abstraite.... [Lire la suite]
23 avril 2014

De la DOULEUR PSYCHIQUE

    Il existe peut-être un régime propre, autonome, invincible de la douleur psychique, résistant à tout accommodement, à toute consolation, une douleur tantôt insensible, irrepérable, qu'un instant on pourrait croire disparue, et qui revient encore et encore. Ce n'est pas même un symptôme, c'est quelque chose de plus fondamental, de structurel, comme un rythme inapperçu de la vie psychique, une sorte de basse continue, qui, souvent imperceptible, fait brusquement retour, à intervalles plus ou moins réguliers, apportant... [Lire la suite]