10 janvier 2017

COMMENT LIRE les PHILOSOPHES

  Il y a deux manières de lire. La première consiste à écouter soigneusement le texte, à étudier les rapport entre les diverses thèses, à chercher le fondement de l'oeuvre, sa logique interne, voire à débusquer le secret de sa naissance et de son développement. Le lecteur se met entre parenthèses, autant qu'il est possible, pour lire exactement ce qui est, sans y ajouter de son crû, ou en retirer. C'est l'idéal universitaire, ou celui du philologue. Apprendre à lire est un moment nécessaire de toute formation. Il faut en passer... [Lire la suite]

02 octobre 2012

VIVRE et PENSER

            « Penser sa vie, vivre sa pensée ». Cette formule est séduisante, mais a-t-elle consistance de vérité ? J’en doute fort. Passe encore pour la seconde partie de la phrase, mais la première ? Que signifie penser sa vie ? On pense certes à sa vie, mais pense-t-on sa vie ? Et que signifie ici « la vie » ou « sa vie » ? La vie est toujours quelque chose de passé, si j’y pense, car il est bien difficile, voire impossible de penser dans le... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
07 janvier 2009

DU PLAISIR DE PENSER

L'épicurisme passe, à juste titre d'ailleurs, pour une pensée du plaisir. J'en ai traité abondamment dans ce blog. Mais l'inverse est vrai également : plaisir de penser. Encore que ce plaisir ne soit pas en lui-même le souverain bien, lequel se situe peut-être au delà de tout effort, fût-ce de penser. Le vrai bonheur est un état, non une démarche. Mais l'humanité étant ce qu'elle est, soumise aux aléas de la Fortune, aux nécessités naturelles et à toutes les incertitudes de la vie relationnelle, le bonheur est rarement accessible,... [Lire la suite]
19 septembre 2008

LA PENSEE DU PLAISIR

Le plaisir, pourquoi faudrait-il le penser? Ne suffit-il pas de l'éprouver, sans autre intention ni attention? Certes cela se peut. Et c'est ce que fait l'enfant. L'adulte voit bien que ce n'est pas suffisant. Le plaisir vient et s'en va. On ne peut guère le forcer, sans quoi il a souvent quelque chose d'amer "jusque dans le calice des fleurs". Mais s'il faut éviter de forcer on peut se rendre disponible, accueillant, réceptif à l'orée de tout plaisir survenant. Nul ne peut forcer le Kairos, tout au plus peut-on se rendre... [Lire la suite]