24 juillet 2017

Le TEMPS de la NATURE et le TEMPS de l' HOMME

    Le temps de la nature n'est pas le temps de l'homme. Dans une sorte de projection hyperbolique on a voulu imposer à la nature les catégories de la pensée humaine, laquelle est déterminée par les bornes infranchissables du commencement et de la fin. Tout mouvement, tout processus, physique ou mental, chez nous, s'inscrit dans ce cadre, à commencer par l'existence elle-même : nous sommes bien les "mortels" (thnètoi), et c'est en mortels que nous nous représentons toutes choses. De là cette idée, assez généralement... [Lire la suite]

16 juillet 2017

LE CHANT DES ORIGINES : Chant Premier (2)

                          CHANT PREMIER                                     2       Au début n'était pas le Verbe, ce bavard intempestif   Ni l'action, n'en déplaise au poète,   Car il n'y eut jamais de début dans la nature   Qui de toujours et pour toujours jette les dix mille êtres   Au risque de naître, de vivre et de périr, ... [Lire la suite]
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07 juillet 2017

Le Chant des Origines : Chant sixième : 2

  2 C'est le chemin le plus difficileQui ne vient de nulle partQui ne va nulle partQui semble piétiner sur place,Patient, impatient, tenace, vivace,Chemin des poètes désoeuvrésDes errants dépréoccupés,Eux qui ne savent jamais très bien où est le nordQui estiment qu'au fond il n' y a pas de nordQuoi que l'on fasse, ou que l'on soit, on est est toujours au nordOn ne saurait se perdre dans le monde,Où que l'on soit on est toujours au monde,A l'origine, car de partout jaillit le feu de l'origineDes milliards de processus finissent... [Lire la suite]
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15 mai 2017

ODE à HOLDERLIN : poème

         Qui donc es-tu, noble frère du Rhin      Toi Lumineux d'entre tous les poètes      D'aval au long des fleuves laboureurs      Déclinant de la source, de ville en ville,      Et tel Bacchos plantant vignoble de vin pur,      Toi l'errant, le sans patrie amant de sa patrie        Toi le sans père en attente du père,      Qui donc est-tu ?        Les dieux, les... [Lire la suite]
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12 mai 2017

LE PROCHE et le LOINTAIN : de la langue

       "Et j'ai presque      Perdu la langue à l'étranger" Se rendre à l'étranger, se perdre à l'étranger, perdre (presque) la langue maternelle à l'étranger, voici le risque d'un long voyage aux pays lointains, mais aussi le risque de se perdre dans le passé, auprès de ceux qui furent et qui ne sont plus. Debout sur le rivage, voir les grands bateaux partir sur l'océan, cela ne suffit pas, il faut s'embarquer pour se heurter ailleurs aux usages, aux aspérités d'une langue différente, car c'est... [Lire la suite]