11 décembre 2020

DE l APHASIE : Phie de la Non Pensée IV

                                                 DE  L’ APHASIE                                                            I      L’aphasie pyrrhonienne n’a rien d’un mutisme pathologique, d’une parole entravée ou impossible.... [Lire la suite]

10 décembre 2020

Du DIRE POIETIQUE : Phie de la NON PENSEE

                           DU  DIRE  POETIQUE                                                         I    Pourquoi écrire ? Si parler c’est ne rien dire, du moins quant à la connaissance des choses, il reste bien évidemment le parler ordinaire,... [Lire la suite]
13 avril 2020

De la PERCEPTION de l' ABSENCE

  Si tout se meut, rien ne se meut. Pour qu'il y ait mouvement il faut un différentiel entre deux mouvements. Le mouvement de la voiture est perceptible par rapport à la chaussée qui nous paraît fixe. Mais observez ce bateau à l'horizon, très longtemps il semble comme immobilisé avant que de disparaître. Après quoi nous dirons : il y avait un bateau, et par souci logique, nous estimerons, sans nulle garantie, qu'il est présent ailleurs.  Comment savons-nous qu'un objet est absent, ou une personne ? La première évidence... [Lire la suite]
12 mars 2020

LE PETIT QUELQUE CHOSE

  Dans toute organisation psychique, et même la plus solide et incorruptible, par je ne sais quelle fatalité mystérieuse, il existe une zone d'ombre, un point aveugle qui fragilise le tout. Cela peut rester longtemps inaperçu, et même, dans certaines situations de chance exceptionnelle, à jamais invisible, le sujet emportant son secret dans la tombe.  Je ne parle pas des grandes passions : celles-là s'étalent au grand jour avec leur lot de splendeur et de misère. Je vise un "quelque chose" de bien plus discret, dissimulé,... [Lire la suite]
08 mai 2019

COMME UN IDIOT DANS LE COURANT DES CHOSES : HOUANG PO et PYRRHON

    « Quand on sait avec certitude que rien n’a, au fond, d’existence, qu’on ne peut rien trouver et qu’on n’a alors rien sur quoi s’appuyer, se fixer, qu’il n’y a pas de sujet ni d’objet, plus aucune pensée erronée ne s’agite… » Et encore : « …sans vous appuyer sur rien, sans vous fixer nulle part, en restant tout le jour comme un idiot qui se laisse porter par le courant des choses. » Ces deux citations proviennent des Entretiens de Houang Po. J’aime à penser que si Pyrrhon avait écrit, il eût... [Lire la suite]
02 avril 2019

Et TOUT est DEPEUPLE

  Renversant le vers célèbre "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé" un auteur écrit "Un seul être vous manque et tout en est peuplé". Cette idée est très juste. Elle décrit une réalité ordinairement mal perçue. Dans le premier vers on désigne l'épreuve de la perte qui entraîne un sentimant poignant de déréalisation universelle. C'est en effet ce qui se passe dans le deuil. Le second vers introduit un paradoxe qui peut étonner : on croit que tout est dépeuplé, troué par le manque, dévitalisé - ce qui correspond à un... [Lire la suite]
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29 mars 2019

APOLOGIE du RIEN : Mallarmé

  Sur la question du rien : La représentation commune pense le rien à partir d'une attente : "j'ai cherché quelque chose et je n'ai rien trouvé". Par exemple une pièce où il n'y a rien : ni meubles, ni table, ni miroir etc. Dans l'espace imaginarisé du désir s'ouvre une brèche où s'engouffre ma déception. Mais à tout prendre le rien n'est pas dans le réel, qui ne manque jamais de rien, il est dans l'inadéquation de l'attente à la réalité. On pourrait figurer ce défaut structurel par deux droites parallèles de longueur inégale.... [Lire la suite]
29 mars 2019

DEUIL et MELANCOLIE

  Dans l'expérience douloureuse de la perte, celle d'un être cher, d'une amitié, d'un idéal, la vraie question est de savoir ce que dans l'objet nous perdons, dont la chute nous affecte au plus vif. Freud avait remarqué, au sujet du deuil, que si nous savons consciemment QUI nous perdons, nous ne savons pas Ce que nous perdons, ou si l'on veut, ce que le défunt représentait pour nous, dans les arcanes de notre inconscient. Sans doute une certaine image qui nous faisait plaisir, une certaine qualité d'être qui nous apportait des... [Lire la suite]
21 décembre 2018

MELANCHOLIA IV : de la connaissance mélancolique

  Thomas Mann, qui connaissait bien l'oeuvre de Freud, a déclaré que la psychanalyse est "une connaissance mélancolique". Que faut-il entendre par là ? On ne saurait se contenter de l'idée trop facile que la psychanalyse serait triste ou engendrerait une vision triste de l'existence. Une des qualités majeures que depuis toujours on reconnaît au mélancolique c'est la lucidité, la perspicacité : en voilà un qui ne s'en laisse pas compter, qui voit en toute chose ce que les autres n'y voient pas, qui décèle dans le jeu des passions... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:28 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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19 décembre 2018

MELANCHOLIA II : de l'excès et de l'exception

  Voilà deux jours que je suis titillé par une question qui m'est venue au décours de ma relecture du Traité d'Aristote "L'homme de génie et la mélancolie" et du brillant commentaire qu'en donne Jackie Pigeaud (ed.Rivages). C'est l'idée qui apparaît en sourdine, discrète mais insistante, d'un surplus, d'un excès, d'une ex-ception par rapport au régime ordinaire, "normal" de la vie psychique. Le traité invoque l'action de la bile noire, considérée tantôt comme un fait de nature qui détermine un tempérament (le tempérament... [Lire la suite]