14 mars 2011

De l' ETRE - et de la NATURE

La pensée grecque nous a légué ce redoutable poison de l'Etre, mais aussi le remède qui sauve. L'Etre fut l'obsession de Parménide puis de Platon, qui voulaient tous deux fonder la connaissance sur un socle sûr et immuable, et qui en vinrent de la sorte à déprécier le monde sensible, jugé trop mouvant, trop insaisissable, affecté de tous les maux de la relativité et de la subjectivité. Il en résulta cette terrible dichotomie du sensible et de l'intelligible, cette séparation absurde de l'âme et du corps, cette dévitalisation du monde... [Lire la suite]