18 janvier 2017

La PERTE et l' OUVERTURE

  Il faut tenter de se familiariser avec l'image d'un moi perforé, troué de toutes parts, effeuillé. C'est cette image que l'on rencontre d'ailleurs chez certains écrivains vieilissants, qui ont vécu suffisamment pour ne plus adhérer à toutes les sornettes de l'époque, qui dans le tremblement même, dans une apparente fragilité, conservent en dépit de tout je ne sais quelle assurance inébranlable. Tout vacille, tout branle, leur corps fatigué, leur humeur chancelante, mais ils sont toujours là comme au premier jour, souples et... [Lire la suite]

17 janvier 2016

De l' EGOISME : une approche psychologique

  L'égoïsme est une notion difficile, qui fait l'objet d'appréciations contradictoires, entre condamnation morale et justification vitale, parce qu'elle est traversée par deux lignes de forces hétérogènes, reliées cependant par l'amour : amour-propre et amour de soi (Rousseau). L'amour-propre, cette passion "haïssable" (Pascal), ce "vice (Littré), est classiquement défini comme l'intérêt excessif que le sujet porte à sa propre personne, jugeant de tout par rapport à soi seul, manifestant à l'égard d'autrui indifférence ou... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 16:53 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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21 septembre 2009

DE L' ENFANT MERVEILLEUX : anatomie d'un fantasme

Dans un ouvrage célèbre, Serge Leclaire ("On tue un enfant"), étudiait cette persistance troublante de l'image de l'enfant idéal que nous portons en nous, certains plus que d'autres, bien sûr, et qui détermine les ravages les plus persistants, et les exaltations les plus folles dans sa liaison inconsciente au fantasme. Enfant idéal, enfant merveilleux, qu'est-ce à dire? Il faut revenir aux premiers âges de la vie pour en saisir l'occurrence fatale. Je parle ici de mémoire, étant de longtemps incapable de lire, et de... [Lire la suite]
27 avril 2009

DU DEUIL :(2) : deuil et moi-idéal

Dans l'article précédent nous avons pu mettre en évidence la prédominance de la perte narcissique sur la perte objectale. En termes plus simples : dans la perte de l'objet c'est surtout une partie de moi que je perds. Mais alors quelle est cette partie? Il semble impossible de répondre a priori à cette question sans tomber dans l'arbitraire le plus total. Pourtant je crois que nous disposons d'un critère : quelle est l'expérience vraiment la plus douloureuse? Dans quelle expérience de perte avons-nous souffert le plus? Allons plus... [Lire la suite]
24 avril 2009

DU DEUIL

Que faut-il entendre par travail du deuil? La chose reste assez mystérieuse, d'autant que ce travail peut ne pas commencer, ou s'éterniser dans le marécage d'une douleur indépassable. Et pour commencer, savons-nous ce qu'on appelle deuil, avant de parler d'un hypothétique travail de deuil? Je suppose que deuil appelle étymologiquement "dolor ", douloir, douleur. Nous ajoutons immmédiatement : douloir de la perte. Etre en deuil signifie donc être en douleur d'une perte subie, réelle, imaginaire ou symbolique. Pour celui qui... [Lire la suite]
03 janvier 2008

MIROIR, MON BEAU MIROIR !

On y revient toujours! Cela vous colle à la peau! Et quand voux croyez avoir trouvé une juste distance voilà que le spectre vous assaille par derrière! "Ihr naht euch wieder, schwankende Gestalten Die früh sich einst dem trüben Blick gezeigt." : Goethe : Faust Dédicace A nouveau vous approchez, formes chancelantes Vous qui jadis avez déjà troublé ma vue! C'est ça le narcissisme. Ou du moins une de ses manifestations possibles. Car il en est bien d'autres, grossières ou raffinées, subtiles ou agrestes,... [Lire la suite]