27 janvier 2012

De la SCISSION SUJET-OBJET

La subjectivité c’est la faille. Cela peut s’entendre d’abord comme séparation intérieure entre soi et la vie universelle, sous la faux du langage (article précédent). Mais cela se vérifie également dans l’ordre de la connaissance. Tout notre savoir s’édifie sur la scission sujet-objet : penser, parler, observer, expérimenter se fait dans l’ordre de la séparation : je me donne un objet dans un champ défini, je l’observe du dehors, j‘en étudie les variables, je cherche à dégager les  relations causales qui en déterminent... [Lire la suite]

10 janvier 2011

D'une MYSTIQUE EPICURIENNE ?

"Voluptas atque horror..." C'est ainsi que Lucrèce qualifie son émotion au spectacle de l'immense nature, extase, émerveillement et terreur. Sublime de terreur. L'"horror" crée l'horripilation, délire du corps excédé de panique et d'enthousiasme, s'il est entendu que l'enthousiasme c'est la présence du dieu en moi. C'est le dieu-nature qui est en moi, et moi, dans l'effroi sacré de la contemplation, je m'absorbe tout entier dans l'élément total, - perdu, ravi, transporté, désindentifié, corps désarticulé, esprit... [Lire la suite]
16 juin 2010

De la CONTEMPLATION PHILOSOPHIQUE

Contempler c'est voir sans regarder. Sans intention particulière, sans discrimination, sans jugement, sans volonté de comprendre, sans concept. Contempler c'est simplement s'asseoir, et laisser les choses se faire sans intervention, sans intentionnalié. La pensée ne s'arrête pas vraiment, les images et les idées continuent leur ronde imprévisible, mais bientôt avec plus de lenteur, de légèreté, comme si la danse cessait de nous affecter, de nous tourmenter ou de nous exciter. Elle est toujours là, et rien ne peut vraiment la... [Lire la suite]