04 juin 2017

NERVAL : Le Christ aux oliviers (2)

    Pour le plaisir de Frédéric, mais aussi de tous les amateurs de beauté, voici le sonnet in extenso auquel je me référais dans l'article précédent :                Le Christ aux Oliviers (2)       Il reprit : "Tout est mort ! J'ai parcouru les mondes ;     Et j'ai perdu mon vol dans leurs chemins lactés,     Aussi loin que la vie, en ses veines fécondes,     Répand des sables d'or et des flots argentés :      ... [Lire la suite]
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06 avril 2017

Le GRAND TROU : interprétation de rêve

  La scène se déroule au dernier étage d'un immeuble dans une pièce sombre, sans porte ni fenêtre, comparable à une salle de réanimation. Je suis assis au milieu d'un groupe de jeunes gens. C'est alors que j'aperçois en face de moi, légèrement à droite, un vaste trou dans le mur, qui donne sur le noir de la nuit. Je me lève pour aller y voir de plus près. Mais il n'y a rien à voir, c'est tout simplement le vide insondable. Je réprime un frisson d'horreur : il n'est pas question que je saute dans cet abîme de non-retour. ... [Lire la suite]
03 avril 2017

CAUCHEMARS : poème pour Aphrodite

                              Je rêve trop souvent de chutes dans le vide               C'est angoissant, c'est affligeant,               On dirait qu'il y a un monde derrière le monde               Un monde inconnaissable et terrifiant                             ... [Lire la suite]
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03 février 2017

"LA MORT N EST RIEN PAR RAPPORT A NOUS"

  "La mort n'est rien par rapport à nous", cela signifie qu'elle est absolue, qu'elle ne laisse rien subsister de ce que nous fûmes, qu'elle est constitutivement un non-rapport. Quans elle est, nous ne sommes plus. C'est ou tout l'un, ou tout l'autre : pas de vie dans la mort (donc pas de survie, sous nulle forme), pas de mort dans la vie. De là une double figure du malheur. Dans l'une on croit ne pas mourir tout à fait, on fantasme des formes de vie dans l'au delà, on imagine un tribunal funèbre qui châtiera les fautes ou élira... [Lire la suite]
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01 février 2017

De la MORTALITE de l'AUTRE

  Envisager sa propre mort comme une certitude imparable ne me semble pas une chose impossible. Surtout si lors d'une opération périlleuse, et de nombreuses complications adjacentes, vous avez frôlé la catastrophe. Après cela la vie vous semble bien différente, essentiellement incertaine et précaire. Vous développez une sensibilité de rescapé, considérant toutes choses sous l'angle de l'impermanence : tout ce que vous vivez pourrait ne pas être, il suffit pour cela d'une petite modification vasculaire, d'un caillot, d'un arrêt... [Lire la suite]
27 janvier 2017

ETRE et AVOIR ETE

  Pour la première fois je me pose une question troublante : après ma mort que devriendra ce blog, qui est, à tout prendre, mon oeuvre personnelle, celle à laquelle j'ai donné le meilleur de moi-même ? Certes, sauf catastrophe majeure, ces pages resteront accessibles quelque temps aux lecteurs curieux d'étrangetés, mais bientôt tout cela sera définitivement oublié, effacé par ces milliards de contributions qui fleurissent de par le monde, dans cette avalanche ininterrompue de nouvelles, de messages, de curosités de toutes... [Lire la suite]
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08 janvier 2016

La DEGRADATION et la VIE : LUCRECE

    La déclinaison, qui fait surgir les mondes, les êtres et les choses, va, selon sa nature, au déclin. Courbe naissante, courbe au zénith, courbe descendante, qui va rejoindre fatalement la grande cataracte, la pluie morne de la mort. La vie est une exception miraculeuse dans le grand équilibre de la mort éternelle. Il n' y a pas de retour : contrairement à la thèse stoïcienne, Socrate ne reviendra pas. Mais ailleurs, en des temps et des lieux inassignables, d'autres combinaisons, issues de la déclinaison, feront naître... [Lire la suite]
04 novembre 2015

JOURNAL - 4 nov : de la mort

  Chaque année qui commence je me dis que ce sera sans doute la dernière. Je vis en sursis, ce qui, en somme, est le lot commun de tous les mortels, leur définition. D'avoir si souvent fêté mon anniversaire ne m'a pas rendu plus sage, tout au plus un peu moins chatouilleux, moins colérique, moins pressé. Et d'avoir frôlé la mort, de très près, d'avoir entendu siffler à mes oreilles le chant funèbre d'Hadès, m'a convaincu, plus que tout, de l'inanité de nos désirs, de nos efforts et de nos espérances. Par un certain côté de mon... [Lire la suite]
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12 mai 2014

VIVRE et MOURIR : la même chose ?

    Une jeune Coréenne qui vivait en France me dit un jour : "Vous les Occidentaux vous placez la mort au terme de la vie. Nous en Orient nous considérons que la mort accompagne la vie à chaque instant. C'est l'autre face. Nous vivons la vie avec la conscience permanente de la mort". Sur le moment je n'ai pas vraiment compris ce propos, si ce n'est intellectuellement. Mais le sens réel m'était inaccessible. Je me demande à présent si le mot "mort" recouvre dans les deux cas la même réalité. Pour les uns la mort est le... [Lire la suite]
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26 août 2013

Le PARADOXE EPICURIEN : mort et immortalité

    Si l'on veut saisir pleinement le sens et la portée de l'éthique épicurienne il faut se rendre sensible à cette tension - ce tonos, cette tonique - très particulière qui la sous-tend, et que je traduirai par la formule suivante : vivre mortel d'une vie immortelle. Ce paradoxe est absolument central, il importe d'en saisir l'esprit sans verser dans les chimères de l'idéalisme. Premier point : il n' y a aucune parade à la mort individuelle : "Face à la mort nous sommes tous une citadelle sans défense". La vie que nous... [Lire la suite]