13 juillet 2017

Le CHANT des ORIGINES : Chant second (3)

                   3      Les morts    Laisse-les mourir,    Les morts    Laisse-les pourrir, déchet de corps dans le corps    De la terre, ou partir en fumée    Dans le ciel qui s’indiffère.    De vouloir les garder, voilà le mal, la gangrène de l’âme.    Ce corps de volupté qui embrassait ton corps    Ce doux visage où tu lisais cette infinie tendresse    Où tu... [Lire la suite]
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10 juillet 2017

Le CHANT des ORIGINES : Chant troisième (1)

                                1   Qu’il serait doux, quand s’apaise la souffrance de la vie De mourir tout doucement de sa mort belle, Ni trop tôt, ni trop tard, quand sonne l’heure, De glisser sans remords, Sans haine et sans regret, sans crainte et sans envie, Serein, joyeux au souvenir des heures fastueuses Du désir fécondant les vallées de la terre, Des entretiens nombreux... [Lire la suite]
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09 juillet 2017

Le CHANT des ORIGINES : Chant troisième (2)

                    2   Certains meurent trop tôt D’autres meurent trop tard. Terrible est le lot de ces jeunes trop tôt Emportés par la mort. Ils n’ont connu Que l’affliction du corps, l’angoisse et le désespoir, A moins qu’un ange bienveillant les ait tôt libérés Des souffrances communes. Mais pire encore Le lot du vieillard qui se survit à lui-même Claquemuré dans l’agonie interminable Entre lit de douleur et chaise de douleur Dans le triste hôpital, sous les... [Lire la suite]
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07 juillet 2017

Le CHANT des ORIGINES : Chant sixième 5

            5   Corps-espritUnique danse,Et si parfois courage manqueEt si le désespoir à l'occasionNous saisit et nous glace,Si de sentir toute la douleur du mondeNous étreint, nous écraseSi d'instant en instant notre vie nous échappe,Si nous glissons comme un navire démâtéSur l'océan insensible du temps,- Redresse-toi mon âme, souviens-toiQue toute chose, belle ou laide, se décompose,Souviens-toi que ce moment présentJamais ne reviendra,Que la douleur autant que le plaisirPasse comme passe le... [Lire la suite]
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05 juin 2017

De la MORT du CHRIST : HOLBEIN le JEUNE

  La représentation d'un Bouddha squelettique, émacié, est fort rare en Orient. Je n'aime pas cette figure. Pas davantage les Bouddhas ventripotents, rigolards et rabelaisiens qui ont fleuri en Chine. J'aime le regarder comme un homme ordinaire, justement proportionné, bien fait de corps et d'esprit, avec ce demi-sourire quasi imperceptible, si énigmatique, qui lui confère je ne sais quelle majesté discrète, toute de réserve et d'attention intérieure. Cette présence est si forte qu'elle vous saisit d'étonnement : est-il possible... [Lire la suite]
04 juin 2017

NERVAL : Le Christ aux oliviers (2)

    Pour le plaisir de Frédéric, mais aussi de tous les amateurs de beauté, voici le sonnet in extenso auquel je me référais dans l'article précédent :                Le Christ aux Oliviers (2)       Il reprit : "Tout est mort ! J'ai parcouru les mondes ;     Et j'ai perdu mon vol dans leurs chemins lactés,     Aussi loin que la vie, en ses veines fécondes,     Répand des sables d'or et des flots argentés :      ... [Lire la suite]
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06 avril 2017

Le GRAND TROU : interprétation de rêve

  La scène se déroule au dernier étage d'un immeuble dans une pièce sombre, sans porte ni fenêtre, comparable à une salle de réanimation. Je suis assis au milieu d'un groupe de jeunes gens. C'est alors que j'aperçois en face de moi, légèrement à droite, un vaste trou dans le mur, qui donne sur le noir de la nuit. Je me lève pour aller y voir de plus près. Mais il n'y a rien à voir, c'est tout simplement le vide insondable. Je réprime un frisson d'horreur : il n'est pas question que je saute dans cet abîme de non-retour. ... [Lire la suite]
03 avril 2017

CAUCHEMARS : poème pour Aphrodite

                              Je rêve trop souvent de chutes dans le vide               C'est angoissant, c'est affligeant,               On dirait qu'il y a un monde derrière le monde               Un monde inconnaissable et terrifiant                             ... [Lire la suite]
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03 février 2017

"LA MORT N EST RIEN PAR RAPPORT A NOUS"

  "La mort n'est rien par rapport à nous", cela signifie qu'elle est absolue, qu'elle ne laisse rien subsister de ce que nous fûmes, qu'elle est constitutivement un non-rapport. Quans elle est, nous ne sommes plus. C'est ou tout l'un, ou tout l'autre : pas de vie dans la mort (donc pas de survie, sous nulle forme), pas de mort dans la vie. De là une double figure du malheur. Dans l'une on croit ne pas mourir tout à fait, on fantasme des formes de vie dans l'au delà, on imagine un tribunal funèbre qui châtiera les fautes ou élira... [Lire la suite]
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01 février 2017

De la MORTALITE de l'AUTRE

  Envisager sa propre mort comme une certitude imparable ne me semble pas une chose impossible. Surtout si lors d'une opération périlleuse, et de nombreuses complications adjacentes, vous avez frôlé la catastrophe. Après cela la vie vous semble bien différente, essentiellement incertaine et précaire. Vous développez une sensibilité de rescapé, considérant toutes choses sous l'angle de l'impermanence : tout ce que vous vivez pourrait ne pas être, il suffit pour cela d'une petite modification vasculaire, d'un caillot, d'un arrêt... [Lire la suite]