18 juin 2017

LE CHANT DES ORIGINES : prologue

  C'est une idée un peu folle, mais je n'en suis pas à la première. Je me suis mis en tête de rédiger un vaste poème sur le thème des origines, sans trop savoir ce que je mettais sous ce titre. Mais qu'importe, je me suis laissé aller comme un brave canasson, notant les images et les idées comme elles venaient, sans trop y réfléchir, me fiant au diable intérieur, à ses caprices et ses saillies. Pour le moment je m'abstiens d'en penser quoi que ce soit, je vais au petit bonheur, voilà tout. Si l'affaire est sérieuse elle ira de... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 16:34 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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31 décembre 2016

DE l' ILLUSION FONDAMENTALE : le "sujet" et le monde

  Plus on découvre moins on voit. Cela pourrait illustrer la véritable nature de la connaissance, son mouvement et sa déconvenue. Mais que diable veut-on voir ? Ce qu'on appelle la science, du moins pour les moins naïfs, devrait se reconnaître là, confirmant les intuitions fondatrices de Démocrite : de ce qui est réellement, nous sommes à jamais loin. Toute avancée génère de nouvelles obscurités. Nous voici ramenés aux fondamentaux : le cerveau reptilien, la faim, la soif, la peur, la fuite et l'agression. Nous sommes des... [Lire la suite]
04 avril 2016

SCHOPENHAUER : le monde et la musique

  "Le monde comme volonté et représentation" - c'est dans ce titre même qu'éclate le génie de Schopenhauer, d'avoir découvert, dans le "monde" même, un hiatus infranchissable : soit je le pense, et dans ce cas je ne puis échapper à la représentation, plus encore, je suis l'agent inconscient d'une représentation qui jamais ne pourra s'égaler à la nature des choses ; soit je plonge dans le substrat de mon être propre, et alors je découvre en moi la toute puissance du vouloir-vivre (la "volonté"), laquelle me dépossède tout en me... [Lire la suite]
08 juin 2015

Du CHAOS et de la NAISSANCE : LUCRECE

  LUCRECE, chant V, 423 à 427   "Les innombrables principes des choses, d'innombrables manières, Ebranlés par les chocs, emportés par leur poids, Depuis un temps infini n'ont cessé de se mouvoir De s'unir en tous sens, de tenter toutes les créations Que leurs combinaisons étaient capables de former"   Et plus loin : 436 à 439 "C'était une tempête nouvelle, une masse inouïe D'atomes de toutes sortes dont la discorde confondait Les distances, trajets, liaisons, poids et chocs, Mouvements et rencontre en une... [Lire la suite]
05 décembre 2012

De la "FIN du MONDE" : SCHOPENHAUER et BOUDDHA

      Voici la grandiose conclusion du "Monde comme Volonté et Représentation" de Schopenhauer : "Nous autres nous allons hardiment jusqu'au bout ; pour ceux que le vouloir-vivre anime encore, ce qui reste après la suppression  totale du vouloir, c'est effectivement le néant. Mais, à l'inverse, pour ceux qui ont converti et aboli le vouloir, c'est notre monde actuel, ce monde si réel avec tous ses soleils et toutes ses voies lactées, qui est le néant". La représentation cache la vérité du vouloir, obscurément... [Lire la suite]