05 décembre 2016

MODERNITE et MONSTUEUX

  "Quand nous partirons, nous aurons le sentiment d'avoir passé notre enfance dans l'Antiquité, nos années de maturité dans un Moyen-Age que l'on appelait la Modernité, et nos vieux jours dans une époque monstrueuse pour laquelle nous n'avons pas encore de nom". Peter Sloterdijk, dans "Les lignes et les jours". On ne saurait mieux dire. C'est sans aucun doute le sentiment des hommes et des femmes nés après la guerre, et qui ont depuis traversé le siècle à la vitesse d'un TGV planétaire, connu l'effarante obsolescence des modes... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:05 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

03 mai 2013

De la LANGUE comme DEMEURE

    "Un signe nous sommes, privé de sens Sans douleur nous sommes, et avons presque Perdu la langue à l'étranger" (Hölderlin, Mnémosyne).   Un signe, mais quel signe, et de quoi? De l'Ouvert, dirai-je, sans rien affirmer. Et j'entends du même mouvement la phrase d'Héraclite :"Le dieu qui est à Delphes ne montre ni ne cache, mais fait signe". Ce  qui est plus énigmatique chez Hölderlin c'est que nous soyons un signe, que notre destin ne soit pas de le porter ou de l'habiter, mais de l'être, si toutefois... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 17:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
18 mars 2013

A-THEOS et ANTI-THEOS : Oedipe et Antigone

    Dans l'interprétation de Hölderlin, Oedipe, l'A-theos est un héros moderne qui vit dans sa chair la perte du dieu et le revirement catégorique. L'Anti-Theos c'est Antigone ("Remarques sur Oedipe", "Remarques sur Antigone",  en 10/18, n°233). Antigone ne se résout pas à laisser son frère défunt exposé à la curée des chiens, exige une sépulture décente contre l'interdiction de Créon, et bravera l'interdit au péril de sa vie. Aux dieux statutaires de la cité qui incarnent l'ordre civil elle oppose la loi non écrite,... [Lire la suite]
17 mars 2013

OEDIPE A-THEOS

            "Abandonné du dieu ancestral, les yeux            Crevés, blessure inexpugnable, il se traîne               Boîtant par les chemins hagards, et nulle âme                  Ne peut le consoler".   Sophocle au vers 611 de sa tragédie qualifie Oedipe : "a-theos", sans dieu, Gottlos, privé du dieu qui se retire, invisible dans les obscurités du ciel. Le voilà délaissé, rendu à... [Lire la suite]
01 mars 2012

HOLDERLIN : la GRECE et la MODERNITE

« Qu’est-ce donc, qui m’attache Aux anciennes rives heureuses Que je les aime plus encore Que le pays paternel ? Comme en céleste captivité Courbé, parlant au long du jour, Je suis là bas, où, les pierres le disent, Apollon Allait en royale figure, Où Zeus s’épanchait sur d’innocents éphèbes Engendrait des fils de sainte manière Et des filles, Séjournant muet parmi les hommes ? »                      ... [Lire la suite]