20 septembre 2017

Du GRAND AUTRE (2) - Le détournement catégorique

  Nous possédons deux versions du poème "Vocation du poète". La première conclut en disant : " Il n'est pas besoin d'honneurs ni d'armes, tant que Dieu nous reste proche". La seconde : "L'homme (...)  n'a point besoin d'armes ni ruses, avant que l'aide le défaut de Dieu". Revirement spectaculaire. Que s'est-il passé dans l'esprit de Hölderlin, qui puisse éclairer ce revirement ? Le Dieu qui était proche, celui de la tradition protestante, de la philosophie occidentale, ce Dieu s'est éloigné, s'est, selon ses termes,... [Lire la suite]

23 juin 2016

BLESSURES du CORPS, BLESSURES du TEMPS

  Cette blessure nous la vivons d'abord dans le corps, avant que le psychisme ne consente à l'enregistrer. Ce sont d'abord les humbles besoins immédiats qui nous fendent à intervalles réguliers, nous ramenant à la condition d'un vivant qui ne se soutient que de repousser la mort : faim, soif, sommeil, respiration, élimination, territorialisation. Vivre c'est rétablir un équilibre fonctionnel qui se défait sans cesse. Pulsions, tendances, instincts, dont la puissance contraignante oriente nos vies, et, de même, ne connaissent pas... [Lire la suite]
17 mars 2009

DE LA FAILLE ORIGINELLE

En descendant par degrés dans les profondeurs de l'inconscient on rencontre son Ombre. Cette expression inventée par Jung désigne la part obscure du sujet conscient, de la "persona", cette apparence  que l'on donne à voir aux autres aussi bien qu'à soi-même, qui consiste essentiellemnt dans les rôles et statuts conventionnels : père de famille, époux, cadre d'entreprise, électeur etc. Chacun sait bien qu'il n'est pas que cela, que cette image de lui n'est qu'une montre pour autrui, destinée à rendre possible le jeu... [Lire la suite]