20 septembre 2019

LE REVE du ZERO

  La plupart des rêves ont un contenu et un sens exclusivement personnels. Mais il arrive, c'est rare et d'autant plus intéressant, qu'ils présentent sous forme d'énigme, un enseignement de valeur universelle. Si le sujet veut bien s'y arrêter, et le méditer, il accède à un savoir nouveau qui transforme sa perception de l'existence. Après quelques péripéties dont je ne dirai rien ici, je vois sur une page imprimée, se détachant nettement, le mot "Existentialistes" - ou plutôt, m'apercevant que j'ai corrigé spontanément ce que... [Lire la suite]

02 avril 2019

Et TOUT est DEPEUPLE

  Renversant le vers célèbre "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé" un auteur écrit "Un seul être vous manque et tout en est peuplé". Cette idée est très juste. Elle décrit une réalité ordinairement mal perçue. Dans le premier vers on désigne l'épreuve de la perte qui entraîne un sentimant poignant de déréalisation universelle. C'est en effet ce qui se passe dans le deuil. Le second vers introduit un paradoxe qui peut étonner : on croit que tout est dépeuplé, troué par le manque, dévitalisé - ce qui correspond à un... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:29 - Commentaires [3] - Permalien [#]
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20 mars 2019

Sur le DEFAUT de DIEU : Hölderlin

     "Il n'a besoin  ni d'armes ni de ruses    Avant que l'aide le défaut de Dieu". (Vocation de poète) En quoi le "défaut" de Dieu peut-il être une aide ? Défaut traduit Fehl, du verbe fehlen : échouer, manquer. On peut entendre le manque de Dieu, au sens subjectif : Dieu me manque - ou au sens objectif : manquement de Dieu, parce que Dieu s'est détourné. Hölderlin dira :" Lorsque Dieu détourna de l'homme son visage...". L'histoire de l'Occident c'est le détournement progressif du divin, que notre... [Lire la suite]
05 février 2019

Sur la Question du MANQUE

  Manquer c'est rater, passer à côté, comme on rate la cible, l'objectif, la rencontre espérée. On peut rater mille occasions dans sa vie, mais on ne rate jamais l'heure de sa mort. Parlant du manque on évoque plutôt le manque de ceci et cela, la chance, l'argent, la beauté, la tendresse, la santé, et tout ce que voudrez. Kyrielle interminable des biens et des plaisirs dont on croit qu'ils sont de nature à nous satisfaire. Chacun peut observer en soi-même l'effet de relance qui fait que de l'insatisfaction on rebondit dans un... [Lire la suite]
20 septembre 2017

Du GRAND AUTRE (2) - Le détournement catégorique

  Nous possédons deux versions du poème "Vocation du poète". La première conclut en disant : " Il n'est pas besoin d'honneurs ni d'armes, tant que Dieu nous reste proche". La seconde : "L'homme (...)  n'a point besoin d'armes ni ruses, avant que l'aide le défaut de Dieu". Revirement spectaculaire. Que s'est-il passé dans l'esprit de Hölderlin, qui puisse éclairer ce revirement ? Le Dieu qui était proche, celui de la tradition protestante, de la philosophie occidentale, ce Dieu s'est éloigné, s'est, selon ses termes,... [Lire la suite]
23 juin 2016

BLESSURES du CORPS, BLESSURES du TEMPS

  Cette blessure nous la vivons d'abord dans le corps, avant que le psychisme ne consente à l'enregistrer. Ce sont d'abord les humbles besoins immédiats qui nous fendent à intervalles réguliers, nous ramenant à la condition d'un vivant qui ne se soutient que de repousser la mort : faim, soif, sommeil, respiration, élimination, territorialisation. Vivre c'est rétablir un équilibre fonctionnel qui se défait sans cesse. Pulsions, tendances, instincts, dont la puissance contraignante oriente nos vies, et, de même, ne connaissent pas... [Lire la suite]
17 mars 2009

DE LA FAILLE ORIGINELLE

En descendant par degrés dans les profondeurs de l'inconscient on rencontre son Ombre. Cette expression inventée par Jung désigne la part obscure du sujet conscient, de la "persona", cette apparence  que l'on donne à voir aux autres aussi bien qu'à soi-même, qui consiste essentiellemnt dans les rôles et statuts conventionnels : père de famille, époux, cadre d'entreprise, électeur etc. Chacun sait bien qu'il n'est pas que cela, que cette image de lui n'est qu'une montre pour autrui, destinée à rendre possible le jeu... [Lire la suite]
08 juin 2007

PHIOSOPHIE du BORDERLINE : I, 4 (chapitre quatre)

Métaphysique du borderline CHAPITRE QUATRE METAPHYSIQUE DU BORDERLINE     I     Ce qu’il faut sonder à présent c’est le fondement de cette architecture baroque, la pierre philosophale pourrait-on dire, si justement ce n’était le Manque de cette pierre qui ne posait problème, ou plutôt, qui ne constituait précisément le problème. Disons d’emblée que nous ne sommes pas en présence d’une structure psychotique qui tourne le dos à la réalité, qui la dénie en bloc pour maintenir une image délirante, sous les... [Lire la suite]