06 novembre 2016

RONDEAU pour CHARLES d' ORLEANS

               RONDEAU     Au bois obscur de la Mélancolie   J'ai rencontré le spectre aux deux visages   L'un tout de blanc, l'autre couvert de suie.     Le quel des deux m'offusque davantage   De n'être point, ou de mourir sa vie ?    Chacun s'en va dans le vif de son âge   Au bois obscur de la Mélancolie.     Que le soleil illumine sa vie   Ou qu'il traîne sa harde sous la pluie   Qu'il soit manant, prince de... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 16:12 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

18 août 2016

MELANCOLIE de l' ART

  Tous les potaches de France et de Navarre, je veux dire ceux d'autrefois qui apprenaient encore un peu de littérature dans les classes de lycée, connaissent la phrase célèbre de Malherbe : "Un poète n'est pas plus utile à l'Etat qu'un joueur de quille". Malherbe visait je suppose les enthousiasmes un peu débridés de Ronsard, lequel avait donné dans l'emphase politique, se croyant autorisé à donner des leçons au Prince et au peuple de France. C'est un vieux débat qui remonte à l'Antiquité. Le poète est-il un prophète, un... [Lire la suite]
21 mars 2016

De l' OBJET PERDU

  Depuis quelques jours je ne puis me détacher d'une question qui me semble essentielle : l'objet perdu c'est quoi ? Peut-on s'en faire une idée un peu plus précise ? Et si psychiquement il n'est perdu qu'à demi, ou pas du tout, que se passe-t-il ? En quoi cette notion d'objet perdu peut-elle apporter un éclairage nouveau sur l'antique problème de la souffrance comme donnée constitutive de l'existence humaine (Bouddha) ? A vrai dire la philosophie n'ignore pas ce problème mais elle le traite de manière imprécise et abstraite.... [Lire la suite]
21 octobre 2015

JOURNAL - 21 oct -TRACES : cyclothymie

  J'ai exercé ma profession avec un relatif bonheur, et pour les élèves et pour moi, du moins si j'en crois la réputation honorable dont je jouissais tout au long de ces années. Mais j'étais sujet à de brusques variations d'humeur : un jour j'apparais souriant, détendu, plaisantant, débonnaire, encourageant ; le lendemain, sans raison apparente, me voilà courbé, les épaules affaissées, le visage creusé, la voix pâteuse, le débit hésitant, traînant misère et angoisse, bon pour la casse. C'est du moins l'image que je me fais, et... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:58 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,
15 août 2015

CHAP XV - Du REEL

                                      CHAPITRE QUINZE : DU REEL      TABLE  1 Approximations  2 Du réel sensitif  3 Sexuel et réel (1)  4 Sexuel et réel (2)  5 Le savoir de la mélancolie                    6 Réel d'absence  7 Du réel dans la passion  8 Réel, savoir, vérité  9 Les quatre discours 10 La beauté et le réel ... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 04:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
06 août 2015

CHAP XXIII - Du DESIR et du BEAU

                                            CHAPITRE 23 : DU DESIR et du BEAU     TABLE 1 L'Autre du Philosophe - la Féminité 2 Objets du désir, cause du désir 3 Fantasme et mélancolie 4 Du désir sans objet 5 Du désir constitutif 6 Profondeur et surface : Sappho          1 L'Autre du philosophe - la féminité    A-t-on bien remarqué que "le philosophe"... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 06:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

30 mars 2015

La PLEUREUSE et l' ACCOUCHEUSE : DELEUZE

  "Si je n'étais philosophe, j'aurais voulu être une pleureuse" déclare, je crois, Deleuze dans un entretien. Voilà qui surpendra le lecteur, familier des invectives de l'auteur contre les passions tristes, et de sa revendication passionnée pour un spinozime actif et affirmatif. Pourtant cette déclaration ouvre le champ à une méditation intéressante sur le fondement subjectif de l'acte philosophique, sur ce "pathos" inaugural qui, selon Platon, détermine l'entrée en philosophie. Remarquons que Epicure y souscrit à sa manière, en... [Lire la suite]
10 février 2015

DU NON-ATTACHEMENT

  Une mélancolie sans douleur. C'est le résultat proprement dit du travail de connaissance. Cela peut surprendre, si l'on estime, et comment ne l'estimerait-on pas, que la connaissance doive déboucher sur une issue plus rayonnante, plus allègre. Mais cette fameuse "mélancolie" - il faut prendre ce terme dans un sens très spécial, fort éloigné du sens commun - ne va pas sans gaité, sans éclats de rire, et surtout sans humour, un savant alliage, en somme, de la lucidité sans espoir et de la plus franche hilarité, un peu comme... [Lire la suite]
01 novembre 2012

SURMONTER le DESENCHANTEMENT

              Le désenchantement est un moment nécessaire et inévitable de la maturation psychique et philosophique. Comment, en effet, serait-il possible de maintenir les illusions de l’âge enfantin, où nous croyons que toutes choses ne sont là que pour nous, pour notre petit confort, notre sécurité et notre bien-être ? Relisons ce que Freud disait du narcissisme primaire, de la confusion originelle du moi et de l’entourage lorsqu‘il s’étonne de la perpétuation, chez certains humains, du... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:19 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,
16 septembre 2011

LA FIN du DEUIL : du statut de l'image

Les diverses étapes du deuil sont bien connues. Mais ce qui nous échappe c'est la compréhension du processus psychodynamique. On parle d'un travail de deuil mais sait-on au juste ce qu'implique cette notion, et comment ce travail peut aboutir, et à quoi? Le deuil c'est dol, douloir, douleur. Douleur de la perte, laquelle déchire l'unité psychique, creuse le moi, et parfois le détruit. L'objet, qui était ici, tout près de moi, voire en moi comme une pièce essentielle de mon être, s'est brusquement détaché, détourné, arraché, me... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:25 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,