20 février 2017

EPICURE MEDECIN

  Il me semble tout à fait impropre de parler d'une "morale" épicurienne. Le discours d'Epicure n'est pas moral, mais médical. Il déclare expressément que la philosophie est "la médecine de l'âme", que c'est là sa raison d'être, et que le projet du philosophe est de combattre la souffrance : "aponie", absence de douleur physique, laquelle relève de la médecine des corps, et "ataraxie", absence de troubles dans l'âme, qui relève de la philosophie. Que les moyens qu'il propose - en un temps où n'existait pas encore la chimie... [Lire la suite]

09 avril 2010

Des REMEDES REELS et ILLUSOIRES

De quelque manière que l'on s'y prenne, la vie est difficile. Nous envions telle star comblée de tous les biens imaginables, qui, un beau matin, se retrouve pendue dans sa chambre, ou terrassée de barbituriques. Et nous nous demandons : "Que lui est-il donc arrivé? N'avait-elle pas toutes les chances de bonheur?" Et je pense aux derniers vers de Sophocle dans Oedipe-roi : ""Il n'est point de mortel, à le suivre des yeux jusqu'à son dernier jour, qu'il faille féliciter avant qu'il ait franchi le terme sans avoir... [Lire la suite]
25 mai 2007

DE lA SANTE

La santé est le premier des biens. Elle était au centre des préoccupations philosophiques des Anciens, avant de devenir une catégorie médicale. Dans l'Antiquité on ne faisait pas ces distinctions universitaires. Voir le délicieux petit ouvrage " Hippocrate: du rire et de la folie."  Ainsi que d'Aristote "L'homme de génie et la mélancolie". Dans Epicure et les Stoïciens pullulent les considérations sur l'hygiène de vie et la médecine. Il n'y a pas longtemps encore les médecins et les psychiatres étaient frottés... [Lire la suite]