04 octobre 2011

La VIE dans l' OUVERT : HOLDERLIN

"Je suis à présent dans une disposition à plus justement apprécier ma vie, je ne m'étonne pas d'être sorti de la solitude et vis mieux dans l'ouvert de la création et dans une vie active, peu portée aux malentendus et plus propre à satisfaire la conscience". C'est dans ces termes à la fois simples et énigmatiques que Hölderlin fait un bilan de sa traversée, au seuil de cet ennuitement singulier qui le ménera à passer le reste de sa vie dans la chambre d'hôte du menuisier Zimmer. Etrange texte en vérité, si paisiblement affirmatif,... [Lire la suite]

23 septembre 2011

L' OUVERT : HOLDERLIN

"Viens dans l'ouvert, ami!" C'est par cet appel que le poète commence son élégie. Et cet ami, c'est vous, c'est moi. Chacun, s'il est de bon coeur, est l'ami pour le poète. Chacun, s'il le désire, peut s'ouvrir à l'Ouvert. Et pourtant, tout dans le jour qui se lève, préfigure la tristesse : "il fait sombre", "l'air est sans voix", "on se croirait revenu à l'âge de plomb". La mornitude du présent est de tous les temps, et ce que Hölderlin écrit en 1801 est de notre temps : temps de plomb, temps de détresse et d'incertitude. Mais le... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:07 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,
20 septembre 2011

RILKE : la solitude et l'ouvert

"Il me faut donc me retenir et ravaler l'obscur sanglot Ce cri d'appel. Mais hélas! vers qui me tourner, à qui donc, A qui donc m'adresser? A l'ange non, à l'homme non, Et les bêtes pressentent et savent Que nous n'habitons pas vraiment chez nous Dans le monde interprèté".         Dans la première élégie Rilke exprime l'étendue sans borne de la solitude. Et dans ce silence pétrifié de l'attente il se tourne vers les êtres célestes, les sommant de lui dire qui il est. Mais les Anges ne sont que la forme... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:53 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,