20 septembre 2018

EPICURE et PYRRHON

  Le point faible, selon moi, de la théorie épicurienne de la connaissance, réside dans l'affirmation, donnée sans preuve, que la sensation est en conformité avec la chose elle-même. Je ne conteste pas que la sensation soit vraie, cela je l'entends bien et l'accepte, mais d'une vérité purement phénoménale : la sensation est vraie en ce qu'elle affecte le corps, en plaisir ou douleur, et cela est incontestable. Pour autant on ne peut conclure qu'elle rende compte de la réalité de l'objet. Elle ne dit pas ce qu'il y a, elle dit... [Lire la suite]

05 avril 2018

DEPRISE PYRRHONIENNE : insaisissabilité et epochè

  Diogène Laerce expose la philosophie de Pyrrhon : "Il suivit Anaxarque partout, au point même d'entrer en contact avec les sages nus de l'Inde et avec les Mages (de Perse). Telle paraît bien être l'origine de sa très noble manière de philosopher : il introduisit en effet la forme de l'insaisissabilité et de la suspension du jugement". Deux notions majeures, qui ne sont pas à proprement parler des concepts, plutôt des anti-concepts, machines de guerre destinées à ruiner toute prétention de saisie intellectuelle, à l'opposé de... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 15:18 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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06 août 2009

L'ARBITRAIRE selon PYRRHON

Arbitrer c'est juger en tiers face à deux partis qui s'opposent. Cela demande une certaine honnêté, pour le moins, à défaut d'objectivité. Mais à partir de quoi va-t-on départager? Il y a les règles et les conventions. Et puis il y a l'humeur du juge, ses convictions personnelles, et son arbitraire. Dans Homère c'est Zeus qui juge selon sa conscience, mais de fait ce sont avant tout ses humeurs qui décident, entre rage de dominer, vanité, complaisance et forfanterie. Après Spinoza, Schopenhauer et Freud il est pour le moins inutile... [Lire la suite]