07 avril 2016

Du SUBLIME : SCHOPENHAUER

  "Beaucoup d'objets de notre intuition provoquent le sentiment du sublime, par ce fait qu'en raison de leur grande étendue, de leur haute antiquité, de leur longue durée, nous nous sentons, en face d'eux, réduits à rien et nous nous absorbons malgré tout dans la jouissance de les contempler ; à cette catégorie appartiennent les très hautes montagnes, les pyramides d'Egypte, les ruines colossales de l'Antiquité".(Schopenhauer, Monde III, 39) Le sentiment du sublime est provoqué par la disproportion entre l'objet et le sujet,... [Lire la suite]

05 avril 2016

PENSER la MUSIQUE ?

  Un ami se demande s'il est possible de penser la musique. Spontanément j'aurais tendance à répondre que moins on pense la musique, mieux on l'apprécie, mieux on la taste et la gouste. La musique est une expérience, non un objet ou un concept. Cela dit, plusieurs philosophes en ont écrit, dont Schopenhauer - qui eut à cet égard un retentissement considérable, et même chez des musiciens - et Nietzsche pour qui "sans la musique la vie serait une erreur". Mais c'est là plutôt une philosophie, voire une métaphysique de la musique,... [Lire la suite]
22 août 2015

CHAP VI - DECONSTRUCTIONS 4 - De la JOUISSANCE

                          CHAPITRE 6 - DECONSTRUCTIONS 4 – De la JOUISSANCE       TABLE  1 Triade  2 Forme et Informe  3 Jouissance(s)  4 Tirésias  5 Un Désir demeuré désir  6 Fin du manque       1 Triade   De quoi jouit-on? Du fantasme. Avec quoi? Le corps. Jusqu'où? Aussi loin que l'on peut. Qu'est ce qui fait barrage? L'impossible - c'est à dire le réel. ... [Lire la suite]
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24 octobre 2013

ESTHETIQUE de l' ECART : de la non-jouissance

    "Il y a deux malheurs : satisfaire le désir et ne pas le satisfaire". C'est à peu près ce qu'écrit Oscar Wilde. (je cite de mémoire). On aurait plutôt tendance à penser, de nos jours, dans une société hédoniste, que le seul malheur est de ne pas le satisfaire, ce qui créerait de la frustration, voire une insatisfaction chronique. Pourtant je pense que Wilde a raison. La satisfaction entraîne souvent le pire, comme on voit par l'avalanche de calamités qui se précipitent sur le malheureux. Tel qui remporte le gros lot à... [Lire la suite]
12 juillet 2013

De la JOUISSANCE : psychologie et métaphysique

    "Il faut bien que la chair exulte" chantait Brel. Et de fait la jouissance est d'abord une expérience du corps. Il y a les jouissances d'organe, essentiellement autour des orifices. Mais la peau aussi est porteuse de jouissance. Encore faut-il distinguer plaisir et jouissance. Globalement le plaisir est vécu et règlé par le moi, selon la logique du principe de plaisir dans son rapport au principe de réalité : pas moins, pas plus que l'agréable, entre la souffrance du manque et l'excès de stimulation. La plaisir est une... [Lire la suite]
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16 janvier 2012

Du SEXUEL et du REEL

L’effroi signe la proximité excessive du réel. Par réel il ne faut pas entendre la réalité commune et conventionnelle, mais ce qui surgit en fracassant les barrières de la représentation. Dans l’ordre de la psyché le réel c’est d’abord le sexuel, si par là on désigne correctement ce qui est refoulé, clivé, séparé. Mais là encore il faut être prudent : les choses du sexe apparaissent voilées, protégées par l’écran de la beauté, de la mascarade, de l’érotisme, de la délicatesse ou des bonnes mœurs. La beauté est l’ornement qui... [Lire la suite]

16 juin 2011

JOUIR et se REJOUIR : EPICURE

"Une éjouissance constante!" C'est ainsi que Montaigne qualifie la vie en vérité. Ce beau terme d'éjouissance a malencontreusement vieili en notre langue françoise, nous privant d'une notation subtile entre jouissance et réjouissance. La jouissance est à présent affublée d'une connotation psychanalytique déplaisante. Se réjouir implique une sorte de dédoublement : en place de la simple éjouissance naturelle, voire instinctive, nous voilà à nous ré-jouir, comme s'il fallait une conscience réflexive, un retournement de pensée pour nous... [Lire la suite]
16 septembre 2009

ELEGIE pour SAPPHO

Je ne sais ce qui m'attire à toi, noble Sappho Toi qui chantes le désir sauvage et libre Dans la verte Mytilène aux rives de soleil Toutes tu les aimais d'ardeur amoureuse Ces jeunes beautés aux roses de printemps Tu jouissais! La musique comme un vin De Samos coulait de tes lèvres brûlantes! Ai-je oublié? Qui suis-je? Au seuil de l'hiver Tant d'images, de souvenirs me chavirent Le coeur qui se sent immortel, dans un corps Qui doucement s'en retourne à la poussière!
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16 mars 2009

HEDONISME et ANHEDONIE

L'eudémonisme est la philosophie du bonheur. L'hédonisme la philosophie du plaisir. On a tort de confondre les deux, et notamment de considérer l'épicurisme comme une recherche aveugle, instinctive et animale des plaisirs, notamment physiques. Le plaisir épicurien est toujours mesuré, calculé dans une sorte de mathématique des douleurs et des plaisirs, dont la fin ultime n'est pas la débauche physiologique, mais l'harmonie du corps et de l'esprit : aponie, absence de douleurs pour le corps, ataraxie : absence de troubles de l'âme.... [Lire la suite]
04 janvier 2008

TIRESIAS et la JOUISSANCE

Dans les cas difficiles, quand la sagacité des rois est en défaut et que les dieux se taisent, on fait appel à Tirésias. C'est ce qui se produit dans l'Oedipe-roi de Sophocle, tragédie exemplaire s'il en fut. La ville de Thèbes est infestée par la peste. Le roi Oedipe, devant l'ampleur du désastre, et ne sachant que faire au juste pour conjurer le fléau, convoque Tirésias, le vieux Sage aveugle, qui ne montrera guère d'enthousiasme à satisfaire aux désirs du roi. C'est qu'il en sait plus que lui, et que cette sagesse, durement... [Lire la suite]
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