15 juin 2011
De la CLOTURE et du JARDIN : EPICURE
Clôture n'est pas fermeture. Un banque, de nuit, est fermée. Pour l'ouvrir il vous faudra une pince-monseigneur. La "maison close", à l'inverse, est ouverte à celui qui ouvre son porte-feuille. A la fermeture totale correspondrait l'ouverture totale. Mais les deux sont également inimaginables. La clôture serait le régime moyen, où les portes sont tantôt fermées, tantôt ouvertes. La clôture est d'abord le petit enclos qui délimite un jardin ou une propriété, plus qu'il ne les ferme. Humble muret de pierres, borne dévorée de ronces,... [Lire la suite]
17 mars 2010
Du JARDINAGE PHILOSOPHIQUE : LA FONTAINE PHILOSOPHE
Ecoutons La Fontaine :
Un philosophe austère, et né dans la Scythie
Se proposant de suivre une plus douce vie
Voyagea chez les Grecs, et vit en certains lieux
Un sage assez semblable au vieillard de Virgile,
Homme égalant les rois, homme approchant des dieux,
Et, comme ces derniers, satisfait et tranquille.
Son bonheur consistait aux beauté d'un jardin.
Le Scythe l'y trouva qui, la serpe à la main,
De ses arbres à fruits retranchait l'inutile,
Ebranchait, émondait, ôtait ceci, cela
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05 mars 2010
Le JARDIN PHILOTHERAPEUTIQUE : journal du 5 mars
La réponse, la seule valable au problème de la mélancolie, seule adéquate, c'est la création. Pour moi, fait comme je suis, la création ne peut se faire que dans la poiétique, entendez poésie du corps, de la psyché et du noûs, dans la philosophie donc, et sa suite nécessaire : la philothérapie.
"A quoi peut bien servir une philosophie qui ne dérange personne," demandait Diogène le Chien. Epicure : "A quoi peut bien servir une philosophie qui ne soigne pas les maladies de l'âme?" Déranger, "faire de la... [Lire la suite]
14 septembre 2009
INVITATION AU JARDIN : un poème de Sappho
Depuis la Crète viens à moi, douce amie
Ici, dans ce temple sacré, ce jardin
De pommiers gracieux où fument les autels
Aux vapeurs de l'encens!
Ici l'eau fraîche bruit à travers les branches
Des pommiers, par le jardin ombreux de roses,
Dans les feuilles agitées coule profond
Le placide sommeil.
A la clarté du pré tout fleuri de roses
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25 juillet 2009
JOURNAL (26 juillet) : De la VIE VEGETALE
L'été s'époumonne. Je n'aime pas la chaleur, mais la lumière, immensément. Cet été je l'aurai passé à l'ombre de Dionysos, le rouge dieu du vin, père de toutes les outrances. J'oublie de compter le temps. Seul demeure l'alternance des orages et des bonaces. Me voici plus essentiellemnt lié au rythme essentiel, plus essentiellement fils de la nature.
J'entends résonner en moi le vers de Rilke :
"Gott es ist zeit, der Sommer war sehr gross" ( Dieu, il est temps, l'été fut très grand") Mais je n'attends plus les... [Lire la suite]
22 juillet 2009
EPITAPHE EPICURIENNE
Ne pleure pas mon âme il restera toujours l'issue
Noble entre toutes quand les noires mâchoires du destin
Te serrreront dans leur étreinte, et tu sauras que l'heure grave
Pour toi ne sonnera qu'une fois, l'heure sérénissime,
Et tu sauras, sans regret, remords ou nostagie, quitter
Les rivages dorés de la lumière...ce que tu laisses
Garde-le, et ce que tu emportes, laisse-le!
Quitte léger cet arpent de terre où tu vécus
Et même ce Jardin des dieux paisibles et sereins
Laisse-le sans regret à tes amis! et... [Lire la suite]
06 juillet 2009
Pour ue ETHIQUE de la PEAU : à Démocrite
Gilles Deleuze, dans le beau chapitre 18 de sa "Logique du sens", donne trois images de philosophes en raport avec la surface. Philosophes de la hauteur, qui fuient la platitude pour de plus célestes imaginations, philosophes de la profondeur, ceux de l'abîme, scrutant les cavernes, les Tartares et les suinteurs de l'oirgine, et enfin les vrais, ceux qui se laissent glisser à la surface et pour qui la peau est la chose la plus "profonde". J'ajouterai volontiers que c'est là peut-être un parcours plus ou moins... [Lire la suite]
29 août 2008
VIVRE AU JARDIN
Que signifie "vivre au jardin" quand ledit jardin n'existe nulle part? Mais il y a plusieurs modes bien distincts d'existence. La ruine historique du Jardin inaugural n'implique en rien la disparition de son idée, de sa véracité suprahistorique. Ce qui compte ici n'est pas le contexte, ni l'époque, mais l'immortalité d'une pensée qui conserve sa vigueur et sa valeur en dépit des changements inévitables de représentation. L'important n'est pas la textualité de la doctrine mais son inspiration profonde. Nietzsche disait qu'une... [Lire la suite]

