03 janvier 2019

De l' IVRESSE : MARIA CALLAS

  La Callas ! Sublime, elle déclare qu'en entrant en scène elle éprouve une véritable ivresse. Comment ne pas songer à la Pythie, ivre de parfums envoûtants, proférant "de sa bouche délirante" d'obscures sentences inspirées par le dieu.  Ou encore ces tragédiennes austères déclamant à Epidaure les vers de Sophocle, en grec ancien, soudain saisies d'une étrange frénésie, tordues d'angoisse, ou fuminant de saintes colères. Maria Callas était grecque et ce n'est pas un hasard si elle a révolutionné la scène par un génie de... [Lire la suite]

22 octobre 2018

BLANCHEUR MUETTE : POESIE I

  BLANCHEUR MUETTE ,     à mes ami(e)s poètes, lectrices et lecteurs de poésie! Qu'ils soient remerciés ici de leur soutien er de leur amitié.     GUY  AMEDE  KARL         BLANCHEUR   MUETTE   poèmes                                                             ... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 20:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
30 janvier 2018

De la DENAISSANCE : méditation

  Nerval parlait en connaisseur de la traversée de l'Achéron, dont il se remit deux fois avant de sombrer, comme on sait. Je n'ai pas l'intention de sombrer, mais pas davantage celle de gommer purement et simplement l'expérience vécue, d'en annuler le relief par une sorte de dénégation. Traversée du feu dirai-je, de ce feu noir et froid qui cadavérise toute chose, qui nihilise jusqu'au désir de vivre. Heureusement l'affaire n'aura duré qu'un mois, mais c'est un de ces mois qui valent pour plusieurs. Dés-être dirait Lacan,... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 12:18 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
22 mars 2016

D' une IVRESSE NATURELLE

  Il faut en prendre son parti : nous allons, trébuchant, vacillant en aveugles sur le chemin de vie, chemin tracé par personne, et dont nul ne sait où il va, hormis la mort, certaine. "Il va trouble et chancelant, d'une ivresse naturelle" notait Montaigne pour qualifier l'objet de son livre, et son auteur. Ivresse non d'exaltation comme chez les possédés de Dionysos, Ménades et Bacchantes, mais d'incertitude et de balancement, "branloire pérenne". Nous ne savons ni d'où nous venons, ni qui nous sommes. Et pourtant nous allons,... [Lire la suite]