10 juin 2016

Le FINI et l' INFINI

  Dans le "ou mallon" - pas davantage - s'exprimait, en sus d'une règle de prudence, la certitude que le fini est le lot indépassable de l'humain, être de passage, limité à tous égards et mortel. Les Grecs disent indifféremment homme ou mortel (anthropos ou thnètos), comme on voit abondamment dans Homère. L'homme est fini, "borné dans sa nature, infini dans ses voeux", dira plus tard Lamartine, considérant la contradiction du fini et de l'infini dans le coeur de l'homme, qui ne sait se résoudre à la loi du destin. Pour les... [Lire la suite]

08 juin 2016

BOTTICELLI et LEONARD : Sophie Chauveau

  Je dois à Sophie Chauveau un beau séjour dans la Florence du Quatrocento, relisant, en ces jours de malaise relatif, le trio sur Lippi, Botticelli et Léonard. C'est le second que je préfère, me découvrant avec Botticelli une certaine affinité de sensibilité, et le goût absolu de la beauté. Voilà un homme selon mon coeur, et j'admire qu'une auteure femme ait su si bien comprendre un homme, si étroitement épouser les méandres capricieux de cette âme changeante, instable, flottant entre deux crises de mélancolie dans les sublimes... [Lire la suite]