21 novembre 2018

Du PLAISIR : ARISTIPPE de CYRENE

  Il est de bon ton, depuis l'Antiquité, de déverser un mépris souverain sur Aristippe et ses successeurs "cyrénaïques", au motif qu'il est indigne d'un philosophe de faire l'apologie inconditionnelle du plaisir, plus encore d'avoir déclaré que le plaisir est un mouvement corporel, que plaisir et douleur se ramènent en dernière analyse à des mouvements corporels. De fait, Aristippe inaugure une réflexion féconde sur la nature, la source, et la valeur des affects, qui inspirera, parfois à contresens, pyrrhoniens et épicuriens.... [Lire la suite]

23 août 2010

ESTHETIQUE EPICURIENNE

"Pour moi, c'est assuré, je ne sais plus à quoi reconnaître le bien, si je mets de côté les plaisirs pris aux saveurs, et si je mets aussi de côté les plaisirs pris à l'amour, ceux pris au sons et ceux pris aux formes". Epicure : traité "Sur la fin". Et dans la lettre à Pythoclès : "Fuis toute espéce de culture, bienheureux, toutes voiles déployées". Voilà qui est clair : saveurs, sons, formes, ce sont les données de la perception sensible. Plaisirs de l'amour, encore la perception sensible. On notera que la rencontre amoureuse ne se... [Lire la suite]